Rosneft attaque en justice l'Allemagne pour la confiscation de ses raffineries
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Photo d'archives du logo de rosneft
Maxim Shemetov
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Le bras de fer énergétique entre l'Allemagne et la Russie ne faiblit pas. Ce vendredi, le géant pétrolier russe Rosneft vient de déposer un recours contre l'État allemand qui a mis sous tutelle en septembre les activités allemandes du géant russe du pétrole.
L'entreprise « a introduit une requête (...) contre le ministère de l'Économie et du Climat, en raison de la mise sous tutelle forcée de ses activités en Allemagne », a affirmé sur le réseau social Linkedin le cabinet d'avocat Malmendier qui le défend. D'après les avocats, les « exigences légales ne sont pas remplies », dans la mesure où Rosneft « a toujours rempli ses engagements en Allemagne (...) malgré le conflit en Ukraine ».
La Cour administrative fédérale à Leipzig (est), qui a été saisie par Rosneft, dit avoir « reçu une requête » qui est actuellement en « cours de traitement ». Loin d'être négligeables, les filiales de Rosneft outre-Rhin assurent 12% de la capacité de raffinage pétrolier de la première puissance économique d'Europe. Elles ont été placées sous « administration fiduciaire » forcée début septembre.
Parmi les infrastructures stratégiques dont disposaient Rosneft, le gouvernement allemand a pris le contrôle de la raffinerie PCK située à proximité de Berlin à Schwedt, qui fournit en carburants et combustibles la capitale, son aéroport et la région du Brandebourg. Berlin assume de vouloir assurer « la sécurité de l'approvisionnement » de son pays, très affaibli par l'effondrement des importations de gaz russe dont l'Allemagne dépendait pour moitié avant l'invasion de l'Ukraine.
Berlin veut arrêter toutes les importations russes de pétrole d'ici la fin de l'année. Pour cela, l'Allemagne veut faire fonctionner des raffineries stratégiques comme celles de Schwedt avec du pétrole venu d'autres pays que la Russie.
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En réponse, Rosneft considère que la mise sous tutelle « n'est pas un moyen approprié » dans la mesure où elle se dit en mesure d'assurer l'approvisionnement pétrolier de ces raffineries et d'« organiser des livraisons alternatives », sans pétrole russe au besoin. « Le cas de Rosneft est différent de Gazprom », opposent les avocats de Rosneft.
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