Dans le rouge, EDF annonce un plan d'économies et de cessions
Julien Mivielle, AFP

Edf: net repli au premier semestre, economies et cessions face au coronavirus
Pascal Rossignol
Julien Mivielle, AFP

Edf: net repli au premier semestre, economies et cessions face au coronavirus
Pascal Rossignol
EDF a plongé dans le rouge au premier semestre et annonce un plan d'économies et de cessions pour compenser les effets de la crise sanitaire.
L'électricien, qui a subi une perte nette de 700 millions d'euros, veut réduire ses charges opérationnelles de 500 millions d'euros entre 2019 et 2022 et engager pour environ 3 milliards de nouvelles cessions d'ici à 2022, a-t-il indiqué dans un communiqué ce jeudi. Les investissements seront également stabilisés.
Mais elle ne devront pas, selon lui, mettre en cause la stratégie de l'entreprise (satisfaction client, numérisation, grands projets nucléaires et renouvelables, développement à l'international). "Cette stratégie ne peut pas être cohérente avec des plans sociaux massifs et ce n'est pas ce que nous avons l'intention de faire", a ajouté M. Lévy.
"Nous allons réguler les effectifs du groupe en ne procédant pas au remplacement de tous les départs et en facilitant la mobilité des salariés vers les activités à plus fort potentiel pour ceux qui seraient dans des activités à plus faible potentiel", a-t-il expliqué.
EDF avait déjà confirmé début juillet travailler à un plan d'économies baptisé "Mimosa", suscitant l'inquiétude ses syndicats.
La perte nette de 700 millions d'euros, qui se compare à un bénéfice net de 2,5 milliards d'euros au premier semestre de 2019, s'explique en grande partie par un résultat financier en chute en raison de l'évolution de la valeur comptable de certains actifs.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) recule pour sa part modestement de 2% à 8,2 milliards d'euros sur la période malgré un impact négatif de 1 milliard lié à la crise sanitaire.
La pandémie de Covid-19 s'est en effet traduite par une chute de la consommation d'électricité allant jusqu'à 20% en France avec la mise à l'arrêt de pans entiers de l'économie. Elle a aussi désorganisé le planning industriel d'EDF, qui va pouvoir produire moins d'électricité nucléaire que prévu initialement.
La production nucléaire française doit ainsi atteindre 315 à 325 térawattheures (TWh) cette année, prévoit EDF, alors qu'une fourchette de 375 à 390 TWh avait été annoncée avant la crise. Ce sera bien moins que les 379,5 TWh produits l'an dernier.
Le groupe avait aussi suspendu ses prévisions financières en avril en raison de l'incertitude causée par la crise sanitaire. Il y voit désormais plus clair et anticipe un Ebitda entre 15,2 et 15,7 milliards.
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La crise occasionnée par la pandémie a aussi compliqué la tâche d'EDF sur le chantier du nouveau réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche), déjà plombé par de nombreux retards et surcoûts.
Julien Mivielle, AFP