Protéger le climat ou la biodiversité, faudra-t-il choisir ?

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Les océans subissent une érosion rapide de leur biodiversité et de leur capacité à réguler le climat
Les océans subissent une érosion rapide de leur biodiversité et de leur capacité à réguler le climat (Crédits : reuters)
Le rapport rendu public ce 6 mai à Paris par le « GIEC de la biodiversité » alerte sur l’ampleur et le rythme de l’érosion causée par les activités humaines ces 50 dernières années. Comme pour le climat, les solutions sont urgentes à mettre en œuvre et impliquent des transformations profondes de notre modèle économique.

Ce n'est guère une surprise, tant les précédentes études sur le sujet parues ces dernières années étaient alarmistes. Mais le rapport rendu public ce 6 mai par l'IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), surnommée « le GIEC de la biodiversité », réuni à Paris depuis une semaine, vient le confirmer.

Les quelque 1.800 pages issus des travaux réalisés ces trois dernières années par 145 experts issus de 50 pays, fondés sur une revue de 15.000 références scientifiques et sources gouvernementales, évaluent les changements survenus au cours des cinquante dernières années. Conclusion : le taux d'extinction des espèces est sans précédent et s'accélère. Pas moins d'un million d'espèces (sur les 8 identifiées sur la terre et dans les mers) est menacé d'extinction à horizon de quelques décennies. La planète a déjà connu pas moins de cinq extinctions de masse, dont la dernière remonte à la disparition des dinosaures. Mais celle qui se profile aujourd'hui se produit à un rythme qui est des dizaines, voire des centaines de fois, plus rapide. Et c'est la première entièrement liée aux activités humaines.

Erosion de nos moyens de subsistance

Au cours des 50 dernières années, la population mondiale a doublé, le PIB mondial a été multiplié par 4 et le volume des biens échangés par le commerce international, par 10. La valeur de la production agricole a augmenté de 300% depuis 1970, la récolte de bois brut de 45%, et 60 milliards de tonnes de ressources - renouvelables ou non - sont prélevées chaque année, soit deux fois plus qu'en 1980. Aussi, les trois-quarts des terres et les deux-tiers des océans ont été dégradés par ces activités. Entre 1992 et 2015, 3% de terres supplémentaires ont été prises sur la forêt et transformées en terres agricoles.

Au-delà de la disparition d'espèces végétales et animales qui font - plus exactement faisaient - la richesse de notre patrimoine commun, c'est rien moins que la survie de l'humanité qui est en jeu.

"Nous sommes en train d'éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier", décrit Robert Watson, président de l'IPBES.

En effet, comme le souligne le « résumé pour décideurs » négocié ligne à ligne par l'ensemble des parties prenantes/signataires

« Alors que plus de nourriture, d'énergie et de matériaux que jamais sont aujourd'hui fournis aux populations, cela se fait de plus en plus au détriment de la capacité de la nature à pouvoir continuer à fournir ces biens à l'avenir. »

La productivité agricole a d'ores et déjà été réduite de 23% en raison de la dégradation des sols, ce qui génère un cercle vicieux fait de pesticides destinés à accroître les récoltes, et qui nuisent encore un peu plus à la qualité du sol... En plus des services de pollinisation rendus par des insectes dont les populations s'effondrent, la perte de diversité des espèces mais aussi à l'intérieur d'une même espèce génère une uniformité génétique qui rend les cultures plus vulnérables à certaines maladies ou au changement climatique et menace la sécurité alimentaire.

Sans parler des autres contributions de la biodiversité à notre qualité de vie : qualité de l'air, filtrage de l'eau, absorption de dioxyde de carbone, etc.

En cause, les changements d'utilisation des sols et des mers qui réduisent les habitats naturels, la surexploitation d'espèces végétales et animales - à commencer par celle des ressources halieutiques - la pollution, le changement climatique et la prolifération d'espèces invasives, elle-même favorisée par le réchauffement. Ces principaux leviers de l'érosion de la biodiversité sont eux-mêmes sous-tendus par des tendances de fond telles que des modèles de production et de consommation intensifs, la croissance démographique, le commerce, l'innovation technologique ou encore une gouvernance défaillante des écosystèmes, tant à l'échelle locale que supranationale.

Biodiversité et changement climatique : le cercle vicieux

Le changement climatique contribue directement à la perte de biodiversité, mais c'est également un facteur d'aggravation de certaines causes indirectes. Par ailleurs, lorsque les impacts climatiques frappent, ils frappent plus durement là où la nature est dans un état précaire.

Ainsi, l'élévation des températures contraint les espèces à migrer vers de nouveaux territoires, mais certaines ne parviennent pas à s'adapter assez rapidement. La fraction estimée des espèces menacées d'extinction par le seul réchauffement de 2°C est de 5%, contre 16% à 4,3°C, notre trajectoire actuelle.

La préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique présentent le plus souvent des synergies. Une gestion durable des terres ou des pratiques agroécologiques concourt tout à la fois à préserver la biodiversité, la qualité de l'eau ou du sol et le bien-être des populations. Une moindre élévation du niveau de la mer dégradera moins les écosystèmes côtiers, notamment les zones humides qui présentent une biodiversité particulièrement riche et jouent un rôle important dans la captation de CO2. De même, la protection des forêts tropicales contribue pareillement à la préservation d'espèces végétales et de l'habitat naturel d'espèces animales, et à l'entretien d'un puits de carbone précieux.

Globalement, les pratiques portant atteinte aux puits de carbone tels que les forêts, zones humides ou océans, limitent leurs capacités d'absorption et aggravent le réchauffement.

Dans certains cas en revanche, plus rares, les deux objectifs peuvent se trouver en contradiction, comme pour la production de biomasse destinée à fabriquer des agrocarburants.

Les auteurs du rapport entendent mettre l'accent sur les solutions « win/win », qui contribuent simultanément à préserver le climat et la biodiversité. Il s'agit en effet de créer un narratif susceptible d'embarquer tout le monde et de créer une dynamique semblable à celle produite par la COP21 en décembre 2015.

Encore temps d'inverser la tendance

Car la bonne nouvelle, en dépit des chiffres alarmistes révélés par le rapport, c'est qu'il est encore possible d'agir. Certes, les espèces disparues ne peuvent être régénérées. Mais, contrairement au changement climatique, il n'existe pas d'inertie comparable à celle que fait peser sur l'évolution du climat l'accumulation de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. En effet, même des efforts de réduction de gaz à effet de serre immédiats et drastiques ne pourraient empêcher certains impacts d'ores et déjà inévitables du réchauffement. Autre avantage corollaire, en matière de biodiversité, les résultats se font plus rapidement sentir.

"Il n'est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant" et via un "changement transformateur" de notre société pour ralentir les "moteurs" de la perte de biodiversité qui menace l'Homme au moins autant que le changement climatique, estime également Robert Watson.

Le rapport présente des solutions à mettre en oeuvre dans des secteurs tels que l'agriculture, la foresterie, les écosystèmes marins, les écosystèmes d'eau douce, les zones urbaines, l'énergie, les finances ...

Il évoque également d'autres outils à disposition des gouvernements comme une réforme de la fiscalité et la fin des aides publiques "perverses", et même la nécessité de s'éloigner du dogme de la croissance.

Si les auteurs ne prônent pas à proprement parler de sortir du système capitaliste, ils insistent néanmoins sur la nécessité de contraintes environnementales fortes et contrôles accrus sur les activités et les acteurs économiques.

Mais ne nous y trompons pas. Inverser la tendance implique un changement en profondeur de nos modes de production et de consommation, notamment en matière agricole. Le système alimentaire - production et consommation - à la fois l'un des principaux moteurs de la perte de biodiversité et l'un des plus grands émetteurs de GES, doit être repensé de fond en comble. Ce qui implique aussi que le grand public bascule vers une consommation moins carnée et plus locale.

Comme pour le climat, ces transformations menacent des intérêts particuliers et feront donc face à des résistances. D'ores et déjà, le rapport de l'IPBES nous enseigne que les objectifs décidés lors de la précédente « COP de la biodiversité » à Aicha au Japon en 2010 ne seront pas atteints. La prochaine se tiendra en Chine en 2020. D'ici là, les observateurs et experts espèrent un sursaut comparable à celui qui a précédé la COP21, et un accord embarquant, comme à Paris en décembre 2015, de nombreuses parties prenantes : non seulement des Etats, mais aussi des entreprises, des représentants de la finance, etc.

Indicateurs multiples, objectifs complexes

Mais à l'inverse du climat, il n'est pas possible d'exprimer des objectifs au travers d'un indicateur unique tel que les émissions d'équivalent CO2. Il existe aujourd'hui 20 cibles différentes, chacune assortie de plusieurs indicateurs. Des discussions sont en cours pour en réduire le nombre, mais certains experts craignent un excès de simplification contre-productif. Les auteurs du rapport soulignent néanmoins que cette multiplicité d'indicateurs ne signifie nullement que l'objectif soit plus difficile à atteindre qu'en matière de climat.

Néanmoins, certaines solutions sont plus complexes à mettre en œuvre qu'il n'y paraît au premier abord : la reforestation est une bonne chose, mais pas en utilisant n'importe quelle espèce végétale. Et la protection d'une espèce animale isolée n'a guère de sens. Car, au moins autant que pour le climat, la biodiversité implique une approche systémique, tant les enjeux sont imbriqués les uns aux autres et les effets dominos potentiellement innombrables. La présidente du WW France Isabelle Autissier évoque un jeu de Mikado dont des morceaux tombent les uns après les autres, sans que l'on sache lequel va finalement faire s'effondrer l'ensemble. Le document souligne d'ailleurs la nécessité d'adopter une gestion intégrée et des approches intersectorielles prenant notamment en compte les arbitrages indispensables entre production alimentaire, énergie, infrastructures, gestion de l'eau douce et des zones côtières et conservation de la biodiversité.

Et cette approche systémique vaut notamment pour les politiques, et singulièrement les gouvernements, au sein duquel tous les ministres, et pas seulement celui en charge de l'Environnement, devraient s'emparer de ces enjeux. Ce que permettra peut-être le nouveau « conseil de défense écologique » annoncé par Emmanuel Macron lors de son allocution du 25 avril dernier. S'il n'avait ce jour-là pas eu un seul mot pour le sujet de la biodiversité, il devait recevoir en fin d'après-midi ce 6 mai des scientifiques de l'IPBES.

Et, comme sur le climat, la France se place aux avant-postes, au moins en matière d'affichage. Ainsi, après avoir accueilli la réunion de l'IPBES à Paris et organisé un G7 de l'environnement à Metz, elle sera l'hôte du Congrès mondial de la nature organisé par l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) à Marseille en 2020.

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a écrit le 08/05/2019 à 10:53 :
S'il est bon de faire un état des lieux, et nous pouvons dire que cet état est clair et précis, il est indispensable de dire que le système économique dans lequel le monde entier vit est périmé, sauf - et maintenant nous pouvons dire consciemment- à vouloir condamner la planète à sa perte. A nous tous à réfléchir à la mutation et au remplacement de ce système capitaliste. (il faut bien appeler un chat, un chat!)
a écrit le 07/05/2019 à 14:23 :
Et la cause demographique et les mesures qui devraient aller avec !Il est dit dans l'article la population humaine a doublée en 50 ans .A ce rythme c'est plus de 15 milliards en 2100 ce que verront nos petits enfants .L'exemple est mainte fois demontré dans tous les biotopes étudiés .Dés qu'une population animale prend le dessus sans etre régulée par le milieu il se produit de graves desequilibres qui mettent en danger tout le systeme ,c'est ce qui se produit avec l'homme ;La cause n'est pas tant nos modes de vies qui serraient viables à 3 milliards d'humain sur terre ,mais notre proliferation incontrolée .Un planing familial coercitif a l'echelle mondiale pour freiner puis ramener la population à 3 milliards c'est tout à fait possible MAIS QUI EN PARLE QUI MET CE PROBLEME SUR LE DEVANT ...........
Réponse de le 08/05/2019 à 11:02 :
La démographie, n'est pas l'unique problème identifié dans le rapport du GIEC de la biodiversité. Même si ce point est un sujet réel, et je partage le fait qu' il faut une politique démographique généralisée, il est irréaliste de diminuer la population mondiale de plus de moitié. Cette thèse est dangereuse car elle ne répond pas à l'ensemble des déséquilibres énoncés.
a écrit le 07/05/2019 à 12:38 :
Quand on voit une liste PS à 5% ou moins c'est là qu'on mesure que le réchauffement a bien lieu.
Et 5% c'est toujours trop bien sûr.
a écrit le 07/05/2019 à 12:22 :
Contrairement aux idées reçues, toutes les populations animales ne sont pas sur le déclin. Bien au contraire, une bonne moitié des espèces d’oiseaux, de poissons, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens observées sont en croissance d’après une étude de WWF (2014).
Toujours d’après cette étude, le Living Planet Index a fortement diminué les pays pauvres, mais est resté stable voir a progresser dans les pays a revenu élevé.
l’économie moderne étant avant tout urbaine et non-rurale, les populations humaines se concentrant elles libèrent de nombreuses terres qui profite au population animal.
a écrit le 07/05/2019 à 12:13 :
j'espère qu'il ne faudra pas choisir!!!
ce qu'il faut c'est arrêter notre modèle de développement, c'est à dire arrêter de faire de la croissance, c'est ça qui nous détruit !!! la mondialisation est le cancer de notre société.
La cause racine de tout ça c'est la surpopulation, il faut réglementer les naissances en afrique/asie/inde et stopper les flux migratoire vers l'occident.
voila la solution!!! sur ce bon courage aux futurs génération.
a écrit le 07/05/2019 à 8:17 :
Si l'on oppose les deux ce sera perdant/perdant. L'avantage de la lutte pour la biodiversité c'est que l'on est dans du concret avec des résultats palpables contrairement à la lutte contre le réchauffement climatique où c'est la surenchère sur le catastrophisme sans trop d'éléments scientifiques probants ce d'autant plus que si l'on ne fait rien sur le plan des transports (terrestres aériens et maritimes) les actions sont de fait peu concrètes et crédibles
a écrit le 07/05/2019 à 4:01 :
Il faut juste faire moins d'enfants, c'est tout. L'enfant unique est conseillé.
"une réforme de la fiscalité et la fin des aides publiques "perverses", et même la nécessité de s'éloigner du dogme de la croissance." : N'ayons pas peur des mots, pour réguler la natalité, il faut une politique malthusienne.
a écrit le 07/05/2019 à 0:37 :
Nos enfants devront s’habituer à fouiller dans les poubelles et devenir cannibales.
Le gouvernement peut toujours créer une taxe, une redevance, un droit, une contribution,...mais ça ne servira pas à grand chose.
Il va falloir s’habituer à vivre les pieds dans l’eau et se préparer un jour à devoir manger en goûter son voisin.
a écrit le 06/05/2019 à 23:35 :
Comment faire ? car tout est pollué :
Air ,eaux, terres , humains , monde végétal , animal ...
Les humains ne changeront pas et qui dit que dans 50 ans les humains seront encore là ?
a écrit le 06/05/2019 à 18:33 :
En l’occurrence choisir serait se condamner à échouer sur tous les tableaux, donc il faudra tout faire.

C'est comme pour l'agriculture bio, il faut maitriser toute la chaîne pour que ça fonctionne, mais une fois que ça tourne c'est le monde ancien qui paraît fou.

Pour commencer, il faut désertifier l'IDF et renvoyer les gens vivre dans des espaces à dimension humaine où l'indispensable est à portée de main et où la pollution est gérable sur place.
a écrit le 06/05/2019 à 18:17 :
Pas un journaliste n'ose pour le politiquement correct de tirer la sonnette d'alarme sur la seule cause de tous nos maux écologiques, la démographie mondiale qui est le seul vecteur de notre destruction de la planète. Nous avons dépassé le seuil d'occupation de la terre et nous en sommes à chercher des solutions miracles alors qu'il en existe une seule, la limitation des naissances !
Réponse de le 06/05/2019 à 20:39 :
La seule cause, non, mais un danger pour le futur proche, oui. Actuellement, le danger imminent, c'est le rattrapage économique des anciens pays sous-développés et en voie de développement.
Le tourisme et les NTIC propagent notre mode de vie qui en bon "miroir aux alouettes", attirent les rêveurs comme la ville attirait les jeunes paysannes au début de l'exode rural... Le drame, c'est qu'au lieu de regarder nos erreurs pour ne pas les reproduire, ils se jettent sur le copier-coller.
a écrit le 06/05/2019 à 18:13 :
Cela fait cinquante ans que " les spécialistes" politicos écologistes nous avertissent du danger, mais la seule solution trouvée a été de nous bombarder d’impôts et taxes en tous genres. Nous pouvons voir de plus en plus prés les réels résultats de cette situation
a écrit le 06/05/2019 à 16:54 :
Goudronnage et bétonnage à outrance, constructions de lotissements, de routes et autoroutes, de lignes TGV, d'aéroports, de parc de loisirs...les pesticides, les insecticides, les produits chimiques, les déchets, les loisirs, les transports...tout ceci entraine la destruction de la nature, la diminution de l'espace pour les animaux, la destruction des insectes...etc etc...
Continuons comme cela et un jour il sera trop tard et tout s'arrêtera. On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas.
Réponse de le 06/05/2019 à 19:32 :
@ Titou

...mais il est trop tard...plus tard que tu ne penses.
a écrit le 06/05/2019 à 16:12 :
Il est urgent que l'humanité crée des systèmes de refroidissement de la terre à grande échelle afin de survivre sur cette planète qui se réchauffe depuis des millénaires. L'extinction des dinosaures à cause du changement climatique a été rapide : sommes nous plus intelligents que des dinosaures? Limiter les émissions de carbone dans l'air est évidemment insuffisant!
a écrit le 06/05/2019 à 16:12 :
C'était largement prévisible, de plus en plus d'argent placés entre de moins en moins de mains appartenant à des esprits de plus en plus possédés et avec une technologie qui grâce à l'informatique permet de couper et dépecer un arbre de 30 mètres en 3 secondes, exemple parmi des millions, cela ne pouvait que générer cette destruction programmée.

Pas vraiment le choix, soit on sort de notre dictature oligarchique afin d'imposer aux propriétaires de capitaux et d'outils de production de réparer les dégâts qu'ils ont généré ou bien on continue cette stupide vassalité jusqu'à l’extinction ou bien, mais il serait bien étonnant que nous en ayons le temps, arriver à inventer une véritable IA qui permettra avec un peu de chance de succéder à l'humanité restant notre mémoire éternelle.

Puis il serait temps que l'on arrête de culpabiliser le citoyen qui n'y peut rien qui est prisonnier d'un style de vie imposé par les castes dirigeantes:

"Le libre arbitre est une notion inventée par les classes dirigeantes"

"DANGER DE LA FORTUNE: Seul devrait posséder celui qui a de l'esprit: autrement, la fortune est un danger public. Car celui qui possède, lorsqu'il ne s'entend pas à utiliser les loisirs que lui donne la fortune, continuera toujours à vouloir acquérir du bien: cette aspiration sera son amusement, sa ruse de guerre dans la lutte avec l'ennui. C'est ainsi que la modeste aisance, qui suffirait à l'homme intellectuel, se transforme en véritable richesse, résultat trompeur de dépendance et de pauvreté intellectuelles. Cependant, le riche apparaît tout autrement que pourrait le faire attendre son origine misérable, car il peut prendre le masque de la culture et de l'art: il peut acheter ce masque. Par là il éveille l'envie des plus pauvres et des illettrés - qui jalousent en somme toujours l"éducation et qui ne voient pas que celle-ci n'est qu'un masque - et il prépare ainsi peu à peu un bouleversement social : car la brutalité sous un vernis de luxe, la vantardise comédien, par quoi le riche fait étalage de ses "jouissance de civilisé" évoquent, chez le pauvre, l'idée que l'argent seul importe, - tandis qu'en réalité, si l'argent importe quelque peu, l'esprit importe bien davantage.»

Nietzsche
Réponse de le 07/05/2019 à 0:16 :
le citoyen, son juge de paix est son porte monnaie.....ensuite son député et ensuite son vote....
si pas suffisant, l exemple des gilets jaunes est parlant..... si on s y met, on bloque deux jours le pays.....complètement, avec deux trois revendications fortes..... y compris le refus d importer certains produit.....et les politiques céderont
il faut juste avoir les idées à peu près claires...
Réponse de le 07/05/2019 à 9:59 :
@ MULTIPSEUDOS: " Quelque soit le sujet, c'est toujours la faute aux riches. "

T'as pas compris la pensée de Nietzsche encore une fois donc, veux tu que je t'explique ? Non comme d'habitude... Signalé.

@ curieux

"il faut juste avoir les idées à peu près claires... "

Combien de dirigeants nous reste il avec des idées claires ? Aucun, je ne sais pas par contre vu la situation catastrophique le "à peu près" suffirait hein... -_-

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