Réacteurs nucléaires : Areva proche d'un gros contrat au Vietnam ?

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Le choix du modèle à eau pressurisée Atmea-1 de la société mixte MHI/Areva serait motivé par la présence d'une redondance d'équipement de refroidissement, d'une alimentation électrique de secours et d'une meilleure capacité de résistance face aux séismes.
Le choix du modèle à eau pressurisée Atmea-1 de la société mixte MHI/Areva serait motivé par la présence d'une redondance d'équipement de refroidissement, d'une alimentation électrique de secours et d'une meilleure capacité de résistance face aux séismes. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le modèle de réacteur de la société mixte Atmea créée par Mitsubishi Heavy Industries et Areva pourrait être choisi par le Vietnam qui souhaite se doter de l'énergie nucléaire. La coentreprise est soutenue par le gouvernement japonais.

Le Vietnam qui compte se doter de l'énergie nucléaire fait son marché. Il devrait prendre sa décision l'an prochain, d'après le quotidien économique Nikkei. Il avait dès 2010 choisi non seulement la Russie mais aussi le Japon comme partenaires pour l'aider à se doter de l'énergie nucléaire.

Le gouvernement japonais va d'ailleurs recommander au Vietnam de choisir le modèle de réacteur proposé par la société mixte Atmea créée par le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et le français Areva, a assuré ce week-enk le Nikkei  disant s'appuyer sur une source interne.

Le Vietnam prévoit quatre tranches nucléaires

Le Vietnam a prévu de construire dans un premier temps quatre tranches nucléaires dans la province de Ninh Thuan, dans le sud-est du pays. Il s'est entendu avec la Russie il y a plusieurs années pour les deux premières tranches, puis avec le Japon pour les deux autres.

Toutefois, il reste au gouvernement vietnamien à sélectionner le modèle de réacteur, en suivant ou non la recommandation du gouvernement japonais, parmi ceux que proposent les trois grands fabricants nippons que sont Hitachi, Toshiba et Mitsubishi Heavy Indutries (seul ou avec Areva).

Areva propose une meilleure capacité de résistance face aux séismes

Le choix du modèle à eau pressurisée Atmea-1 de la société mixte MHI/Areva serait motivé par la présence d'une redondance d'équipement de refroidissement, d'une alimentation électrique de secours et d'une meilleure capacité de résistance face aux séismes, des fonctions dont l'importance a été enseignée par le désastre de Fukushima.

Outre l'apport matériel auquel participeront plusieurs entreprises japonaises en fournissant les composants, le Japon doit aider à former des ingénieurs et techniciens vietnamiens, avec, dans l'éventualité du choix Atmea, l'aide vraisemblable de la compagnie Kansai Electric Power qui connaît bien les réacteurs à eau pressurisée.

(Avec AFP)

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a écrit le 03/08/2015 à 19:34 :
Heureusement que nos entrepreneurs son beaucoup plus efficaces que nos politiques !
a écrit le 03/08/2015 à 15:51 :
J'espère qu'ils ne sont pas à cheval sur les délais de livraison au Vietnam :)
a écrit le 03/08/2015 à 14:38 :
Si c'est vrai, bien joué. En tout cas les Japonais sont très bien vus au Vietnam et contrairement aux Coréens ou aux Chinois, ce sont des gens réglos respectant les contrats et leur parole. Bcp de jeunes vietnamiens vont d'ailleurs étudier au Japon.
a écrit le 03/08/2015 à 13:28 :
Je m'excuse si cela peut paraître un peu hors sujet mais c'est que depuis un moment déjà on n'entend plus parler sur LT du contrat des Rafale à l'Inde. Et pourtant y a de nouveau là-dessus.
Selon le général-major indien Ravi Arora, la situation autour de la livraison de chasseurs français Rafale à l'Inde devient de plus en plus compliquée. L'histoire c'est que le contrat franco-indien conclu mi-avril prévoyait initialement la fabrication de 18 appareils en France, puis de 108 avions sous licence en Inde dans le cadre d'un transfert de technologies inédit. Marrant que cela n'a pas été dévoilé pour les Français, il a fallu aller chercher dans un journal indien de langue anglaise pour le savoir.

Par la suite, le ministère indien de la Défense a renoncé à l'acquisition de chasseurs Rafale suite au refus de Paris de transmettre les technologies à la partie indienne.
En outre, le prix de ces appareils est passé de 12 à 20 milliards de dollars. En juin, le ministre indien de la Défense a annoncé que son pays n'achèterait que 36 exemplaires de l'avion de combat français Rafale, car celui-ci était "beaucoup trop cher".

A en juger par les déclarations du ministre de la Défense et par les besoins de l'Inde, croit-on, les nouveaux contrats seront conclus à l'issue de négociations bilatérales. Cela veut dire que des pays tels que la Russie, l'Allemagne et la Suède seront bien placés pour concurrencer la France dans ce dossier.

Désolé mais nos braves RP ont vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Comme d'hab…
Réponse de le 03/08/2015 à 14:35 :
Le Gripen n'est pas cher mais ne vole pas encore et ne boxe absolument pas dans la même catégorie. L'Eurofighter s'est fait battre à plate couture par le Rafale lors des essais. Quant aux Russes, je n'en sais rien, mais leur agitprop est bien au point depuis des lustres.
Les besoins de l'Inde si j'ai bien compris concernent un avion capable de se battre dans les conditions difficiles de l'Himalaya et du désert pakistanais en même temps. Et apparemment seul le Rafale convenait pour ce que j'en sais.
Il vaut mieux en vendre 36 fabriqués en France plutôt que 108 fabriqués sur place.
Réponse de le 03/08/2015 à 18:39 :
Vous n'avez cité que de chasseurs européens, je vous rappelle qu'il y en aura aussi des américains pour concurrencer le Rafale.
Réponse de le 03/08/2015 à 20:17 :
mjj@natasha
L'article que cite Jet Provost ne parle que des Européens, (source Sputnik France; rien que le nom ça sent bon l'agitprop à la russe domaine dans lequel ils sont champions)
Il ne faut pas oublier que le temps passe et que l'Inde ne peut finalement pas trop attendre face à la possible menace chinoise.
De mon passé professionnel, l'Inde est probablement le marché le plus compliqué qui existe avec des interlocuteurs rarement fiables qui veulent le beurre et l'argent du beurre sans parler de la crémière. (notre boite de TP avait une référence dans 80% des pays de la planète et je me souviens que mes collègues n'en gardaient vraiment pas un bon souvenir de ce chantier de barrage dans l'Himalaya).
En fait, tout est possible de la signature dans 15 jours à l'annulation pure et simple.
a écrit le 03/08/2015 à 12:49 :
Et oui, l'industrie nucléaire représente un énorme marché au niveau mondial, dont les Russes sont pour l'instant les principaux bénéficiaires. En s'alliant aux Japonais, Areva a plutôt bien joué, puisque cela lui permet de bénéficier des excellentes relations que leur pays entretien avec la plupart des pays d'Asie, à l'exception de la Chine.
a écrit le 03/08/2015 à 9:50 :
Sauf si les Japonais vont faire un tour en Finlande. Chut....
a écrit le 03/08/2015 à 9:23 :
Encore un "méga-contrat" du genre Rafale pour Areva ? bravo !! :-))

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