Rentabilités excessives dans le photovoltaïque : l'Etat met le holà
Juliette Raynal
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Le gouvernement est bien décidé à mettre fin à la rentabilité présentée comme excessive de certaines installations de production photovoltaïque. Il vient d'envoyer aux professionnels de la filière les textes d'application d'un amendement au projet de loi de finance 2021 (voté fin 2020) visant à revoir à la baisse son soutien à différents parcs photovoltaïques.
Cela pourrait se traduire, en moyenne, par une réduction de moitié des aides d'Etat pour les installations concernées. Appliquée sur une dizaine d'années, cette baisse se traduirait pour l'Etat par des centaines de millions d'euros d'économies par an.
Initialement, le gouvernement tablait sur une économie de 400 millions d'euros par an sur dix ans, soit 4 milliards au total. Mais, selon les "chiffres de la CRE, ce montant pourrait être supérieur. Nous pourrions monter à 1 ou 2 milliards de plus que les 4 milliards envisagés", reconnaît-on à Bercy.
Dans le détail, cette révision, qui provoque la colère de la filière photovoltaïque, vise à modifier certains contrats passés entre 2006 et 2010, assurant aux producteurs un prix de rachat de l'électricité fixe pendant 20 ans. Ces derniers avaient été mis en place pour susciter le développement des projets photovoltaïques et lancer la filière.
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Sur les 235.000 contrats signés durant cette période, entre 800 et 1.000 devraient être visés par la révision à la baisse des tarifs. L'objectif est de mettre en place une rémunération dite "raisonnable", calculée à partir des coûts d'investissement, des charges d'exploitation et de la production d'énergie de chaque installation. Des éléments techniques fournis par la CRE, le régulateur de l'énergie.
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Juliette Raynal