ORLÉANS (LOIRET). Initiateur d’un nouveau format d’audit des entreprises sur leurs pratiques environnementales, le Medef Centre-Val de Loire s’est vu confier un rôle de pilote national par Geoffroy Roux de Bézieux. Objectif du président de l’organisation patronale, faire tache d’huile à l’échelle de l’Hexagone.D'ici 2025, quelque 200 entreprises du Centre-Val de Loire de toutes tailles feront en principe l'objet d'un bilan-audit complet sur leurs pratiques en matière de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) et de transition écologique. À la clé, un passage au crible de la performance énergétique, de l'empreinte bilan carbone, de l'économie circulaire, des matières premières, de la consommation des ressources naturelles ou encore du respect de la biodiversité.
Cet audit de deux à quatre jours doit permettre d'identifier les « trous dans la raquette ». Une fois le diagnostic posé, un plan d'accompagnement est proposé au chef d'entreprise, piloté par le Medef régional. Il comprend notamment des mises en contact avec des organismes de formation, des acteurs de la rénovation énergétique, ou encore des banques côté financement.
Le Medef veut participer au changement d'état d'esprit
Initié au second semestre 2022 par le président du Medef du Centre-Val de Loire, Nicolas Dumas, Pdg d'Euro Environnement à Bourges, dans le Cher, ce chantier est piloté par une chargée de mission, spécialement recrutée à cette occasion. Elle s'appuie elle-même sur un pôle d'experts composé des dirigeants de sociétés référentes du territoire, Vastem et Osmose à Orléans dans le Loiret, ainsi que le cabinet de conseil en RSE Empreinte positive, situé à Blois dans le Loir-et-Cher.
Si la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et leur transition écologique figurent au premier rang des priorités pour nombre de PME, sa mise en œuvre reste imparfaite. Contrairement aux groupes du CAC 40 et aux ETI, qui ont créé des directions ad hoc, elles manquent souvent à la fois de mode d'emploi, de ressources et de compétences dans ces domaines.
« L'objectif de la démarche est double. Il s'agit d'une part de pallier ces lacunes inhérentes à la taille des PME et TPE, explique Nicolas Dumas.D'autre part, le Medef, en tant que première organisation professionnelle des entreprises, souhaite participer à leur changement d'état d'esprit. RSE et transition énergétique constituent ainsi des investissements et non des coûts.»
À Tours, Guillaume Fischer