Un centre commercial parisien occupé 17 heures par des militants écologistes

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Des centaines de militants écologistes ont occupé 17 heures le centre commercial Italie 2, situé dans le sud-est de Paris, symbole du capitalisme.
Des centaines de militants écologistes ont occupé 17 heures le centre commercial Italie 2, situé dans le sud-est de Paris, "symbole du capitalisme". (Crédits : Wikimedia Commons)
Les militants du mouvement Extinction Rebellion ont occupé le centre commercial Italie 2, dans le sud-est de Paris, samedi dans la journée et une bonne partie de la nuit. C'était le coup d'envoi d'une série d'actions prévues dans 60 villes dans le monde au cours des deux prochaines semaines.

Une journée et une nuit entrecoupées par un face-à-face tendu avec les forces de l'ordre : des centaines de militants écologistes ont occupé 17 heures un centre commercial parisien pour lancer la semaine d'action du mouvement Extinction Rebellion (XR).

Samedi vers 10h00, des centaines de manifestants, membres notamment de XR, avaient investi les lieux dans le calme, choisissant Italie 2, avec ses 130 boutiques et restaurants au sud-est de Paris, comme un "symbole du capitalisme". A la fermeture samedi soir du complexe dont seule une partie a été occupée, les autorités les avaient sommés de partir, mais les militants étaient bien décidés à y passer la nuit.

Tensions avec les forces de l'ordre

Selon des images diffusées alors en direct sur les réseaux sociaux, les forces de l'ordre, utilisant notamment des gaz lacrymogènes, ont tenté d'entrer dans le bâtiment dont certaines entrées étaient barricadées ou cadenassée. Certains militants se sont assis en tenant des parapluies ouverts au-dessus de leur tête, comme les manifestants pro-démocratie à Hong Kong.

"On a résisté. On a créé une chaîne humaine, on était tous attachés et assis, et non violents, et les forces de l'ordre nous ont gazé", a raconté à l'AFP Benjamin, militant de 20 ans.

L'intervention a ensuite été interrompue, et les gendarmes mobiles sont retournés se poster aux alentours, avant que la grande majorité d'entre eux ne quittent les lieux. "C'est assez incroyable. Donc on reste", s'est étonné un autre participant. Après une première assemblée générale en début de nuit décidant de rester, les militants ont finalement levé le camp vers 4H.

Au petit matin, des piles de chaises et de palettes s'entassaient encore derrière les portes vitrées du bâtiment vide. La grande verrière était toujours habillée d'une des banderoles géantes hissées la veille par des varapeurs, avec ces mots "La nature n'est pas à vendre. Écologie sociale et populaire".

"Symbole du capitalisme"

Si aux premières heures de l'occupation, les débats autour de certains slogans comme "mort au capital" étaient vifs entre les militants d'un mouvement qui prône la non violence, à la fin le centre commercial portait les traces de tags clairement hostiles à la police. En arrivant, les militants d'Extinction Rebellion ont expliqué vouloir occuper un "symbole du capitalisme", en prélude à une semaine d'actions internationales de ce jeune mouvement de désobéissance civile qui veut forcer les gouvernements à déclarer l'urgence climatique.

"Travaille, consomme et ferme ta gueule", "A-ha anticapitaliste", pouvait-on entendre notamment parmi les slogans des manifestants, au son des tambours, ou encore: "Et un et deux et trois degrés, c'est un crime contre l'humanité". "Je suis avec XR pour dire stop à ce système fou avant qu'il ait tout détruit", a déclaré à l'AFP une jeune fille d'une vingtaine d'années, qui se présente comme Lucie.

Différents collectifs s'étaient joints à l'action, comme Youth for climate, Cerveau non disponible, Radiaction, Comité autonomie queer et des "gilets jaunes", selon une représentante de XR qui ne veut pas être identifiée. "Ce blocage se fait en convergence avec d'autres associations et mouvements, dans ce lieu emblématique de la consommation qui détruit le vivant", a expliqué XR dans un communiqué, revendiquant "environ 1.000 personnes" sur place samedi.

Des actions dans 60 villes dans le monde

Extinction Rebellion, mouvement créé il y a à peine un an, organise à partir de lundi des actions dans 60 villes dans le monde qui devraient rassembler des milliers de personnes, et notamment des actions de blocage à Londres, prévues pour durer plus de deux semaines.

A Paris, des opérations sont prévues presque tous les jours jusqu'au 12 octobre sur les thèmes de l'océan, des déchets plastiques, ou encore des migrations forcées liées au changement climatique. Si les détails sont tenus secrets, les militants prévoient d'autres occupations et des blocages de la circulation.

En juin, alors qu'ils occupaient le pont de Sully à Paris, des membres de XR avaient été délogés par les forces de l'ordre avec notamment l'utilisation à bout portant de gaz lacrymogènes. Les images, abondamment partagées et critiquées sur les réseaux sociaux, avaient conduit à l'ouverture d'une enquête.

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Commentaires
a écrit le 07/10/2019 à 12:56 :
Tenter de rentrer par la force risquait de tourner au drame. Pourchasser les militants dans les escalators c'était risquer d'en faire tomber et qu'ils se fracassent 3 étages plus bas, voire provoquer des actes désespérés de mise à feu en milieu clôt qui auraient causé des dégâts nettement plus importants que sur champs Elysées.

Les forces de l'ordre ont été sages.
a écrit le 06/10/2019 à 14:50 :
Je ne vois pas du tout le lien entre écolohie et anti-capitalisme. Encore un groupe d'activistes qui mène un faux combat... vous voulez faire de l'écologie, faites en sorte de lutter contre la procréation. Le reste viendra tout seul.
a écrit le 06/10/2019 à 11:08 :
Quand l'écologie sert de prétexte à l'extrême gauche activiste pour conduire son travail de sape de la société et de démoralisation des populations. Comment peut on laisser une cause aussi noble aux mains d’organisations aux desseins si funestes? Reste à compter sur notre clairvoyance, la nature des slogans, fièrement repris par des médias complaisants devrait la conforter.
a écrit le 06/10/2019 à 10:49 :
Au final, on ne comprend même pas contre quoi ils manifestent. Parce que bon, je connais bien le centre commercial Italie 2 (Qu'ils ont bêtement renommé Italie Deux), et ce centre commercial n'a rien de spécialement luxueux. Un Boulanger, une FNAC, un magasin du Printemps, un GO SPORT, quelques boutiques de fringues, bref, pas de quoi fouetter un chat. Je ne vois vraiment pas où est le capitalisme là dedans, à moins de considérer tous les commerçants comme des capitalistes ...
a écrit le 06/10/2019 à 10:27 :
Exctinction Rebellion est bien plus crédible dans le ciblage de ses actions, vu que les centres commerciaux ne sont que des temples de la pollution généralisée, que Greenpeace qui appelle à voter pour un serviteur des principaux pollueurs afin de "sauver la démocratie".

Confier les actions humanitaires à des ONG était obligé de s'aliéner de la sorte, c'était une bonne idée mais tout comme les syndicats ont été totalement infiltrés par ceux qu'ils étaient censés combattre !

"avec notamment l'utilisation à bout portant de gaz lacrymogènes"

Et oui tandis que maintenant que Greenpeace et bien sage, bien docile envers la caste dirigeante les forces de l'ordre leur demande poliment de dégager...

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