La performance de Siemens, bonne nouvelle pour "l'Airbus du ferroviaire" (la fusion avec Alstom)

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Siemens et son rival français Alstom ont convenu en septembre 2017 de fusionner leurs opérations ferroviaires, créant ainsi un champion européen qui s'appellera Siemens Alstom, dont Siemens détiendra 50% et quelques, et dont  le français Henri Poupart-Lafarge sera le Pdg - pour faire taire les accusations de mainmise par les Allemands.
Siemens et son rival français Alstom ont convenu en septembre 2017 de fusionner leurs opérations ferroviaires, créant ainsi un champion européen qui s'appellera Siemens Alstom, dont Siemens détiendra 50% et quelques, et dont le français Henri Poupart-Lafarge sera le Pdg - pour faire taire les accusations de mainmise par les Allemands. (Crédits : Reuters)
Une bonne nouvelle pour le futur "Airbus du ferroviaire" ? En attendant leur publication le 9 mai prochain, l'annonce de bons résultats pour Siemens Mobility par le patron du conglomérat allemand Joe Kaeser semble confirmer un peu plus la stratégie d'intense restructuration que celui-ci mène depuis plusieurs années.

Siemens Mobility, qui est en train de fusionner avec l'activité ferroviaire d'Alstom, affiche une bonne performance, selon le Pdg du groupe industriel allemand, Joe Kaeser.

"Je ne révèle aucun secret en disant que j'ai été très content de voir les chiffres de Mobility au deuxième trimestre", a déclaré Joe Kaeser à Reuters en marge de la foire commerciale Hannover Messe, ajoutant
"L'activité (de cette division) est excellente comme vous pouvez déjà le constater dans les chiffres du premier trimestre."

Siemens publiera le 9 mai les résultats financiers du deuxième trimestre de son exercice décalé.

La coentreprise Siemens Alstom sera dirigée par Henri Poupart-Lafarge

Siemens et son rival français Alstom ont convenu en septembre 2017 de fusionner leurs opérations ferroviaires, créant ainsi un champion européen - un "Airbus du ferroviaire" - capable de résister à l'avancée internationale de la société publique chinoise CRRC Corporation.

Siemens détiendra 50% plus quelques actions de la coentreprise, qui s'appellera Siemens Alstom, tandis qu'Alstom fournira Henri Poupart-Lafarge (1er r. à dr. sur la photo ci-dessous) en tant que PDG, aidant ainsi à contrer les critiques selon lesquelles la France abandonne le contrôle d'une autre icône industrielle nationale.

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"Nous sommes sur la bonne voie et nous devons travailler dur pour que la fusion fonctionne, je n'ai pas peur de dire que cela sera grand succès", a déclaré Kaeser.

Restructuration en profondeur du modèle économique

La fusion de Mobility fait partie de la stratégie de Kaeser pour simplifier les opérations de Siemens en séparant le conglomérat diversifié en une série d'entités ("une flotte de navires autonomes") qui prospèrent par leurs propres moyens. Dans le cadre de cette approche, Siemens a déjà vendu une participation de son fabricant d'équipements de santé, Healthineers.

Au cours des dernières années, Siemens a levé 4,2 milliards d'euros dans le cadre de l'une des plus importantes introductions en Bourse en Allemagne, grâce à la vente d'une participation de 15% dans le plus grand fabricant mondial d'équipements d'imagerie médicale. Le prix de l'action Healthineers a gagné 6% depuis ses débuts le 16 mars.

Les bons résultats du groupe semblent confirmer la stratégie du Pdg Joe Kaeser, mais dans le même temps, l'entreprise munichoise, compte supprimer des milliers d'emplois.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 25/04/2018 à 11:25 :
La politique de Macron est très claire, "fort avec les faibles et faible avec les forts". Pendant que la France parade avec son strapontin à l'ONU, l'Allemagne fait du Business..!
a écrit le 25/04/2018 à 10:06 :
Toujours cette référence à AIRBUS qui est piloté par l'Allemagne et qui mangera à terme DASSAULT AVIATION si le gouvernement français est naïf.
SIEMENS a absorbé ALSTOM et cet article non signé issu d'un communiqué de la communication de SIEMENS n'est pas digne de LA TRIBUNE :
SIEMENS est un des concurrents majeurs de nos derniers leaders français :
DASSAULT SYSTEMES pour les logiciels 3D
SAFRAN pour les futurs moteurs électriques/hybrides ( en association avec MTU allemand) aéronautiques.
....après avoir mis la main sur le matériel ferroviaire et le matériel médical
ACHTUNG naïf français
a écrit le 25/04/2018 à 9:43 :
L'exemple de la BCE devra inspirer le journaliste. M Trichet etait la caution pour ne pas etre allemand mais le siege à Francfort. Nous voyons le resultat maintenant, la France est out dans les décisions. Ce sera idem pour Alstom, le pdg incapable de gerer Alstom est une caution bidon et un centre de cout. Les vrais dirigeants seront les allemands.
a écrit le 25/04/2018 à 9:36 :
Si Siemens détient 50,xxx% des droits (1 seul actionnaire), qui détient les 49,xxx% des droits de l'autre coté, afin que l'on en finisse avec cette bonne farce?
Même si Mr Poupard Lafarge est président, il doit discuter avec des actionnaires. Ces actionnaires sont majoritairement Allemand. Hors contrainte, seul Siemens peut vendre ou acheter des actions. Aucun minoritaire n'a le pouvoir de créer de nouvelles actions. Le patron est révocable ad nutum. Donc... Gros bobard.
Dans l'affaire Alstom, comme dans les affaires ou DCNS-Ficantieri comme dans l'affaire Nexter-KNDS, Macron a pris des positions minoritaires. Elle est où la politique ambitieuse? Se coucher n'est jamais difficile.
a écrit le 24/04/2018 à 12:58 :
Un fonctionnement identique à celui des équipementiers automobiles et aéronautiques ?
L’expertise ne serait plus seulement dans les architectes/constructeurs/intégrateurs, mais aussi dans des métiers très spécialisés, ou les technologies attenantes.

A noter des partenariats entre Siemens et Valeo dans les moteurs électriques : https://valeo-siemens.com/fr/
L’intérêt pour des équipementiers "multi-secteurs", c'est que si par exemple l'automobile est dans une période stagnante, ils continuent à travailler. Ce seraient en quelque sorte des équipementiers multimodaux.

Les équipementiers captent de plus en plus de valeur, ce qui parait logique s'ils ont réussi à développer une expertise incontournable au niveau mondial (https://www.challenges.fr/entreprise/aeronautique/l-equipementier-aeronautique-utc-bientot-plus-gros-qu-airbus_496139).
On peut aussi y voir des similitudes avec le secteur informatique ? l'assembleur de PC d'un côté, un ou deux leaders dans les OS et de multiples développeurs de composants, cartes, accessoires et logiciels et progiciels.
a écrit le 24/04/2018 à 12:35 :
Attention à la mono-industrie surtout quand celle ci et très sensible aux crises et cycles économiques !
Réponse de le 24/04/2018 à 13:59 :
Meuuuh non

En france, l etat achetera tous les 3 ans 100 rames de TGV pour remplir le carnet de commande...

Meme si les rames seront utilisees en banlieue et rouleront à 40km/h...

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