Mr Bricolage chute en Bourse après l'échec de son rachat

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Selon une source proche du dossier, environ 60 magasins seraient menacés sur un total de 797 (en franchise pour l'essentiel), un chiffre supérieur à ce qui était anticipé dans le camp français au début des négociations.
Selon une source proche du dossier, environ 60 magasins seraient menacés sur un total de 797 (en franchise pour l'essentiel), un chiffre supérieur à ce qui était anticipé dans le camp français au début des négociations. (Crédits : reuters.com)
L'enseigne française était entrée en négociations exclusives avec Kingfisher l'an passé mais s'est finalement rétractée, jugeant que les concessions à faire pour satisfaire l'Autorité de la concurrence étaient trop importantes.

| Publié le 30/03/2015 à 10:09. Mis à jour le 31/03/2015 à 09:22.

Mr Bricolage restera français. Le groupe britannique Kingfisher a reconnu lundi 30 mars l'échec de son projet de rachat de l'enseigne française à défaut de pouvoir obtenir les autorisations nécessaires des autorités de la concurrence avant la date limite du 31 mars.

Suspendu à la Bourse à sa demande depuis le 23 mars, Mr Bricolage a fait son retour mardi 31 mars. Les investisseurs n'ont toutefois pas apprécié l'échec du rachat. À 9h12, heure de Paris, l'action recule de 6,21%, à 13,60 euros.

Déjà propriétaire de Castorama et Brico Dépôt en France, Kingfisher était entré en avril dernier en négociations exclusives avec Mr Bricolage mais ce dernier s'est rétracté, contestant les cessions de magasins proposées par Kingfisher à l'Autorité de la concurrence en France. Dans son communiqué de lundi, le numéro un européen du bricolage et de l'aménagement intérieur annonce qu'"en conséquence la transaction ne sera pas menée à bien" et il redit envisager "toutes les options".

Trop de magasins menacés pour Mr Bricolage

Selon une source proche du dossier, environ 60 magasins seraient menacés sur un total de 797 (en franchise pour l'essentiel), un chiffre supérieur à ce qui était anticipé dans le camp français au début des négociations.

Dans un communiqué publié mercredi, le conseil d'administration de Mr Bricolage, qui s'était réuni le 20 mars, avait écrit que "les engagements proposés par Kingfisher, s'ils avaient été mis en œuvre, auraient conduit, en France, à la sortie définitive du groupe Mr Bricolage d'un nombre très élevé de magasins à enseigne Mr Bricolage et Les Briconautes, et, en outre, à la cessation des relations du groupe Mr Bricolage avec certains magasins affiliés sans enseigne, et ce, au-delà de ce qui avait été anticipé par les parties".

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Jeudi, Kingfisher avait fait savoir que "sans l'accord de Mr Bricolage et de l'ANPF (le réseau de franchisés qui est son principal actionnaire), il ne pouvait pas y avoir de feu vert des autorités de la concurrence à la finalisation de l'opération".

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Commentaires
a écrit le 30/03/2015 à 10:47 :
L'autorité de la concurrence va se prononcer pour la cession de TOTALGAZ à ANTARGAZ il y aura là une situation de quasi monopole pourtant .......
Réponse de le 30/03/2015 à 13:15 :
"quasi monopole" ? J'ai quitté GDF il y a bien quatre ans, pour avoir des prix inférieurs. Ça les fera remonter, car en "quasi monopole" ?

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