Ce devait être un lointain cauchemar. Mais « l'enfer Sfam Indexia », tel que l'ont décrit des milliers de victimes depuis sept ans, n'est toujours pas fini. Pourtant, les deux sociétés incriminées ont été placées en liquidation l'une après l'autre par le tribunal de commerce de Paris, en avril et mai dernier, suite à une saisine de l'Urssaf qui réclamait plusieurs millions d'euros d'arriérés. Si liquidation ne veut pas dire condamnation, cet ancien courtier en assurances affinitaires a toutefois été plusieurs fois épinglé, et ce, dès 2018 par la répression des fraudes (DGCCRF) pour ses prélèvements bancaires abusifs. Le scandale est hors normes, plusieurs millions d'euros ont été prélevés grâce à la négligence de ces clients de contrats d'assurance multimédia que la plupart d'entre eux n'ont jamais signé dans les boutiques de revendeurs cités (Fnac, Darty, SFR...)
L'affaire fait alors la une des médias et les particuliers et les associations de consommateurs espèrent enfin venir à bout de ces prélèvements produits à partir de mandat SEPA frauduleux dans la plupart des cas. Mais cet été 2024, plusieurs victimes de la SFAM ont constaté avec effroi de nouvelles sommes prélevées sur leur compte courant : « Dernièrement, le prélèvement d'un Pack Premium 44,99 alors que je suis résilié depuis plus de 2 ans....Un prélèvement venant de Belgique... », s'alarme l'une d'elle sur le groupe Facebook « Entraide des victimes de SFAM Celside Hubside Serana Foriou Infopresse ». Même témoignage sur le site UFC Que Choisir, fin juillet : « Maintenant, ils appellent leur service "Pack Premium" et ont changé leur compte en Belgique ». Le choc psychologique de la fraude et sa persistance auprès de ces victimes sont tels que sur ses sites, des signalements sont partagés et mis à jour chaque semaine.