ENTRETIEN — Le patron de l’un des champions mondiaux de l’hôtellerie, partenaire premium des Jeux olympiques, se félicite du succès de l’événement et d’une bonne saison estivale.LA TRIBUNE DIMANCHE - Quel bilan tirez-vous des JO ?
SÉBASTIEN BAZIN - Nous avons eu une chance inouïe d'avoir vécu cette quinzaine. Et nous sommes très fiers d'y avoir été associés, avec 40 000 personnes formées à l'accueil des athlètes et des représentants de différents médias dans nos 670 hôtels, avec 17 000 lits. Un moment de grâce, dont nous nous souviendrons tous. Chapeau bas à Tony Estanguet et à ses équipes. Ainsi qu'à celles d'Accor, qui ont su relever avec brio un défi logistique immense, jusque dans les plus petits détails de l'organisation quotidienne. En tant que destination, Paris va changer de dimension touristique dans les trois années à venir grâce à cette quinzaine exceptionnelle, j'en suis convaincu.
Accor est également partenaire premium des Jeux paralympiques, qui démarrent mercredi. Qu'en attendez-vous ?
Leur envergure, en matière d'émotions et d'image, est presque encore supérieure à celle des JO. J'ai déjà été spectateur d'épreuves des JOP dans le passé, à Rio, et ces souvenirs restent gravés dans ma mémoire. Cent mille tickets ont été mis à la disposition des collaborateurs du groupe, pour que le plus grand nombre d'entre eux puisse en profiter.
Comment s'est déroulée la saison estivale pour Accor ?
Il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions définitives, mais l'été a été bon. À Paris, compte tenu justement des JO, l'activité a été différente de celle des autres années à la même époque. Un mois avant, la capitale s'est vidée beaucoup plus rapidement que d'habitude. Mais pendant la quinzaine olympique, les hôtels ont été remplis à 85 %, avec des prix équivalents à ceux des pédiodes de fashion weeks ou de grands salons soit un niveau très satisfaisant. En revanche, du côté des restaurants et des bars, y compris dans nos établissements, l'activité a tourné au ralenti, on ne peut pas le nier. Dans l'intervalle entre les deux événements, les hôtels ont été loin de faire le plein, mais c'est toujours le cas à chaque olympiade, y compris à Londres en 2012.
Propos recueillis par Marie-Pierre Gröndahl