Paris veut donner un coup de pouce aux véhicules au gaz naturel

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La Mairie de Paris envisagerait la reconversion de stations-services en stations multi-énergies.
La Mairie de Paris envisagerait la reconversion de stations-services en stations "multi-énergies". (Crédits : Reuters)
La ville a signé un partenariat avec la région Île-de-France, GrDF, le groupe La Poste ainsi que le syndicat d'énergie Sigeif pour expérimenter de nouveaux véhicules au gaz naturel au sein de sa flotte municipale et reconvertir des stations services en stations "multi-énergies".

Une nouvelle corde à l'arc des transports propres. La mairie de Paris, qui s'est engagée sur la voie d'une mobilité plus respectueuse de l'environnement, s'est alliée jeudi 18 décembre au distributeur de gaz naturel français GrDF, au groupe La Poste - qui a déjà converti une partie de sa flotte à l'électrique - , au Sigeif et à la région Ile-de-France.

80% d'émissions en moins

Un partenariat qui vise à mettre un coup d'accélérateur au développement des véhicules urbains au gaz naturel (GNV), outil supplémentaire pour tenir l'objectif annoncé par Anne Hidalgo du zéro diesel dans la capitale d'ici 2020. En plus de n'émettre ni odeur ni fumée :

"Ce carburant permet jusqu'à 80% d'émissions en moins de particules fines et d'oxyde d'azote qu'un véhicule diesel de norme Euro 2 à Euro 5. Il réduit même de 98% les émissions de gaz à effet de serre, par l'utilisation du biométhane carburant" détaille la Mairie de Paris dans un communiqué.

Ce projet s'ajoute ainsi à l'Autolib' lancé il y a trois ans, aux utilitaires électriques en auto-partage Utilib' inaugurés début décembre et aux 100 millions d'euros prévus d'ici à 2020 pour un vaste "plan vélo" visant à développer les pistes cyclables.

Des bornes GNV alimentées par GrDF

La participation financière de chacun des acteurs n'est pas encore connue, ni l'ampleur exacte du projet. La mairie indique pour l'instant "la mise en place d'une infrastructure adaptée (...), l'expérimentation des véhicules GNV au sein de la flotte municipale, et la reconversion des stations-services en stations multi-énergies".

L'installation de "bornes" de recharge comme cela se fait dans l'électrique n'est en effet pas aussi simple dans le cas du GNV. Pour des raisons de sécurité, elles ne peuvent pas être implantées sur la voirie. C'est ici que devrait intervenir GrDF, comme l'explique un document de la Direction de la voirie et des déplacement de Paris :

"GrDF, qui dispose d'un monopole légal pour la distribution du gaz à Paris, souhaite accompagner la mise en œuvre d'infrastructures d'avitaillement en gaz pour les besoins notamment des véhicules utilitaires. Il est par ailleurs impliqué dans le dispositif de la Région pour le déploiement de stations de compression avec l'objectif de réaliser un premier aménagement de station à très court terme."

Intéressant pour les véhicules lourds

Aujourd'hui, la Ville de Paris utilise déjà des véhicules GNV, notamment pour le ramassage des ordures avec un parc de 486 bennes roulant au gaz naturel, la moitié appartenant à des entreprises prestataires privées indique-t-elle sur son site internet.

Une solution plus avantageuse que l'électrique selon elle, en raison de "l'autonomie insuffisante des véhicules due à la faible capacité de stockage de l'électricité dans les batteries et au poids trop important des batteries limitant le tonnage collecté ". Un avantage qui compenserait le surcoût de 20% par rapport aux bennes fonctionnant au gazole.

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Commentaires
a écrit le 18/12/2014 à 17:44 :
Pas nouveau l'utilisation du GNV ou NGV. En Thaïlande, pratiquement tous les taxis et un nombre non négligeable de poids lourds roulent au NGV depuis plusieurs années...
a écrit le 18/12/2014 à 17:29 :
J'ai visite recemment une metanerie je suis ecoeure d'y avoir vu des tonnes d'oignons et de choux fleurs de bonne qualite, au pretexte que BRUXELLES trouve qu'ils ne sont pas au bon calibre .
autrement dit le gaz vert pour faire plaisir aux ECOLOSCOMUNISTES ; VA ENTRAINER LA FAMINE
Réponse de le 18/12/2014 à 17:46 :
L'industrie agro alimentaire choisit ces calibres pour que les clients les achètent sans se plaindre et sans pertes, et ensuite bruxelles accepte d'en faire une loi, alors comprenez bien que l'idée ne vient pas de bruxelles à la base... !!
a écrit le 18/12/2014 à 15:10 :
A Colmar, tous les bus de l'Agglomération sont au Gaz naturel. Aucune fumée noir ni odeur désagréable.
a écrit le 18/12/2014 à 14:04 :
Combien de bombonnes de gaz compte installer la mairie de Paris? Qui paiera la note? Ce n'est pas une si mauvaise chose de pouvoir diversifier ces sources d'énergies, cependant pour l'écologie l'usage du GNV est très discutable... au même titre que le tout électrique.
a écrit le 18/12/2014 à 13:22 :
"Ce carburant permet jusqu'à 80% d'émissions en moins de particules fines et d'oxyde d'azote qu'un véhicule diesel de norme Euro 2 à Euro 5." Bizarre cette large fourchette, Euro 5 apportait déjà beaucoup, donc un peu 'osé' comme comparaison et y mettant le Euro 2, peut-être pour dire "les anciens" mais je trouve ça trop "fourre tout". Ma Euro 6 toute neuve, elle est vertueuse ?
"Il réduit même de 98% les émissions de gaz à effet de serre, par l'utilisation du biométhane carburant"" vraisemblablement car le CO2 généré est dans un cycle du carbone et sera réincorporé (comme le bois brûlé qui donne du CO2 mais provient de l'absorption du même CO2 afin de faire pousser l'arbre dont on brûle le bois. Le gaz, pétrole fossiles génèrent du CO2 ancestral).
GrDF gère la distribution, les compteurs, l'infrastructure, ce qui permet de changer de fournisseur sans soucis (celui qui envoie le gaz dans les tuyaux GrDF). Paris va prendre quel fournisseur ? Négocier des prix avec GDF,ou aller chez un concurrent moins cher ?

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