A.-M. Idrac : "La logistique doit cesser d'être un angle mort des politiques publiques"

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Les enjeux sont doubles: d'une part, la sécurité des approvisionnements de toutes sortes, surtout dans une ambition de relocalisations industrielles et d'aménagement des territoires, d'autre part la transition écologique via le verdissement des flottes et des entrepôts, précise Anne-Marie Idrac, présidente de France Logistique.
Les enjeux sont doubles: "d'une part, la sécurité des approvisionnements de toutes sortes, surtout dans une ambition de relocalisations industrielles et d'aménagement des territoires, d'autre part la transition écologique via le verdissement des flottes et des entrepôts", précise Anne-Marie Idrac, présidente de France Logistique. (Crédits : DR)
ENTRETIEN. L'ancienne ministre et Pdg de la RATP et de la SNCF, Anne-Marie Idrac, devenue présidente de France Logistique, rêve d'un comité interministériel dédié aux entrepôts et aux transports de marchandises. Objectif: sécuriser l'ensemble de la chaîne et verdir une filière encore grise.

Elle a été conseillère régionale, députée, secrétaire d'Etat, capitaine d'industrie... Depuis janvier 2020, Anne-Marie Idrac est présidente de France Logistique, une association inscrite au registre des représentants d'intérêt "pour réunir les acteurs privés et dialoguer avec les acteurs publics". Les enjeux sont doubles: "d'une part, la sécurité des approvisionnements de toutes sortes, surtout dans une ambition de relocalisations industrielles et d'aménagement des territoires, d'autre part la transition écologique via le verdissement des flottes et des entrepôts", précise-t-elle.

"Il va falloir plus et mieux de logistique"

Ses adhérents représentent l'ensemble de la chaîne: de la fédération nationale des transports routiers (FNTR) à La Poste, en passant par la confédération française du commerce de gros et international (CGI) ou encore Sogaris et Prologis, deux spécialistes de l'immobilier logistique. "L'important est d'avoir une vision systémique, stocks/flux et local/global", explique Anne-Marie Idrac. Entre les utilisateurs des entrepôts et les transporteurs de marchandises, il reste toutefois "très difficile" d'obtenir des données chiffrées, si ce n'est le volume de 280 millions de tonnes de marchandises par an en Île-de-France.

Si le sujet est revenu à l'agenda à cause de la crise sanitaire - "c'est tant mieux car il va falloir plus et mieux de logistique" -, "elle doit cesser d'être un angle mort des politiques publiques", assène...

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