Coronavirus : les jet privés tirent leur épingle du jeu..., pour le moment

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Un Falcon 7X de Dassault Aviation
Un Falcon 7X de Dassault Aviation (Crédits : Reuters)
A l'heure où les compagnies aériennes font face à une crise sans précédent en raison de la pandémie de coronavirus, les sociétés de jets privés voient leur réservations augmenter notamment pour rapatrier certains voyageurs. Pour autant, ce phénomène ne devrait pas durer avec la fermeture des frontières et l'aviation privée devra relever les mêmes défis que l'aviation commerciale.

Alors que les compagnies aériennes arrêtent la quasi-totalité de leurs vols à cause de la propagation du Covid-19, certains opérateurs de jets privés tirent leur épingle du jeu et affichent une hausse de la demande.

Nouveaux clients

Richard Zaher, le PDG de Paramount Business Jets, a fait état à l'AFP d'une hausse des réservations d'environ 20 à 25%.

"Nos clients habituels volent comme d'habitude. Cependant, nous connaissons une affluence de clients et la majorité d'entre eux n'ont jamais volé en jet privé", explique le PDG, en affirmant que "le nombre de nouvelles réservations émanent de clients en situation d'urgence et qui ne trouvent pas de sièges sur les vols commerciaux ou ne souhaitent pas prendre de risques", a-t-il dit.

Même tendance chez Lunajets, spécialiste européen de l'affrètement de jets privés.

"Ces derniers jours, les demandes ont augmenté de 45 % par rapport à l'année dernière", affirme de son côté Alain Leboursier, responsable des ventes et du développement chez LunaJets.

La hausse est encore plus forte du côté de Privatefly, une plateforme de réservations d'avions privés.

"Au cours des dernières semaines, nous avons remarqué une augmentation de la demande des vols de dernière minute en jet privé. Cette semaine, le nombre de requêtes augmente  de 50% à 60% par rapport à la même période de  l'an dernier. La plupart de nos clients souhaitent décoller au plus vite (dans les 5 prochains jours) et la majorité d'entre eux cherchent à rejoindre leur famille", expliquait jeudi Adam Twidell, le PDG de PrivateFly, dans un communiqué.

Et de poursuivre : "nous recevons des demandes pour des vols partout dans le monde. Beaucoup d'Européens en séjour en dehors de leur pays souhaitent rentrer chez eux au plus vite. En France, nous avons reçu de nombreuses demandes pour des vols intérieurs à la suite d'annulations de vol, pour des personnes en déplacement ou même des étudiants souhaitant rejoindre leur famille. D'autres vols concernaient des personnes âgées bloquées en vacances qui devaient retourner dans leur maison afin de s'isoler. Certains ont choisi de se regrouper pour partager le coût du vol et remplir les avions."

Forte hausse en Asie

En Asie, où l'épidémie est apparue, les sociétés de location de jets ont noté également une augmentation du nombre de nouveaux clients au cours des deux derniers mois. Une porte-parole d'Air Charter Service à Hong Kong a indiqué à l'AFP que sa compagnie avait enregistré, en janvier et février, une hausse de 70% des réservations fermes depuis Hong Kong, Shanghai et Pékin, et une hausse de 170% des nouveaux clients sur la même période.

"Ce sont des personnes qui sont suffisamment riches mais qui n'affréteraient pas nécessairement. Elles le font peut-être à titre exceptionnel", analyse James Royds-Jones, directeur des jets d'affaires Air Charter Service pour l'Asie Pacifique.

Daniel Tang, de MayJets, basée à Hong Kong, affirme avoir cinq fois plus de demandes de renseignements qu'en temps normal et trois fois plus de réservations depuis le début de l'épidémie.

Les clients ont notamment opté pour les jets pour ne pas être confinés avec des centaines d'autres passagers dont ils ne savent rien des antécédents de voyage.

Autre avantage de taille des avions privés: les formalités de douane et d'immigration se font à l'écart des terminaux bondés des grands aéroports.

"Ces deux privilèges sont précieux en cette période d'incertitude", a-t-il souligné.

Mais Daniel Tang redoute cependant que les conditions de voyage de plus en plus contraignantes au fil des jours en raison des mesures prises pour lutter contre la propagation de l'épidémie finissent par affecter aussi ce mode de déplacement.

"Comme de plus en plus de pays durcissent les mesures aux frontières, il sera de plus en plus difficile de prendre l'avion, même les jets privés", redoute-t-il. 

Ce que confirme le patron de PrivateFly :

"Cette hausse de demande à court-terme est toutefois contrebalancée par les annulations de vol. Sur le long-terme, nous partageons les mêmes défis et les mêmes inquiétudes que le reste de l'industrie du transport, y compris l'impact de l'épidémie sur l'économie", explique Adam Twidell.

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Commentaires
a écrit le 22/03/2020 à 21:36 :
Bien , je remarque que lorsque l'on a de l'argents , l'on peut voyager et franchir les frontieres ... Donc pour le confinement vous repasseraient .
Et la pendemie est en route ... Donc avant de nous supprimer nos libertées ( sortie minimum ) , îls faudrai fermer les aéroports , les frontieres , les transports maritimes ... Donc îls faut être droit dàns ses bottes .... Et arreter dè nous pendre pour des veaux ...

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