Crash d'avion en Corée du Sud : des perquisitions au siège de Jeju Air
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Sur les 181 personnes présentes à bord, seules deux ont survécu : une hôtesse et un steward, gravement blessés.
Kim Hong-Ji
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Sur les 181 personnes présentes à bord, seules deux ont survécu : une hôtesse et un steward, gravement blessés.
Kim Hong-Ji
La police s'empare de la pire catastrophe aérienne de l'histoire survenue sur le sol sud-coréen. Elle a lancé ce jeudi 2 janvier des opérations de perquisitions qui s'inscrivent dans le cadre de l'enquête sur le crash, dimanche 29 décembre, à l'atterrissage, d'un avion de la compagnie low cost Jeju Air à l'aéroport de Muan. Sur les 181 personnes présentes à bord, seules deux ont survécu : une hôtesse et un steward, tous deux gravement blessés.
Les enquêteurs souhaitent identifier rapidement les causes de l'accident et établir les responsabilités. Selon l'agence Yonhap, ces perquisitions ont été déclenchées pour soupçon de « négligence professionnelle ayant entraîné la mort ». Contactée, la compagnie aérienne a déclaré être en train d'évaluer la situation, tandis que l'opérateur de l'aéroport n'a pas encore réagi. La police a précisé ce jeudi que le patron de Jeju Air a l'interdiction de quitter la Corée du Sud.
Les enquêteurs sud-coréens et américains s'activent également sur le site du crash, où les deux boîtes noires du Boeing 737-800 ont été récupérées. L'enregistreur des données de vol, endommagé, sera analysé aux États-Unis. La seconde boîte noire, qui contient les conversations du cockpit, a déjà permis une première extraction d'informations.
Tous les Boeing 737-800 exploités par des compagnies sud-coréennes, soit 101 appareils, font l'objet d'inspections spéciales, notamment au niveau des trains d'atterrissage. Ceux-ci auraient dysfonctionné lors du crash, selon les premières observations. Le vice-ministre de l'Aviation, Joo Jong-wan, a affirmé que « les résultats des analyses permettront de confirmer ou d'infirmer les hypothèses techniques ». Parallèlement, Choi Sang-mok, président par intérim du pays, a demandé des mesures immédiates en cas de détection de problèmes.
Deux pistes principales sont actuellement explorées. La première concerne une possible collision avec des oiseaux : trois minutes avant le crash, la tour de contrôle de Muan avait envoyé un avertissement à l'équipage. Une seconde hypothèse se concentre sur la présence d'un mur en béton situé en bout de piste, contre lequel l'avion s'est écrasé avant de prendre feu.
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Mercredi, des proches des victimes ont été autorisés à se recueillir sur les lieux du drame pour la première fois. En déposant du tteokguk - une soupe traditionnelle du Nouvel An - au pied des débris, ils ont dit adieu à leurs proches, souvent en pleurs, tandis qu'un moine bouddhiste récitait des prières. Dans tout le pays, des lieux d'hommage ont été installés. À Muan, des centaines de personnes ont attendu des heures pour se recueillir devant un autel. L'afflux a même saturé les réseaux de téléphonie mobile, témoignant de l'émotion suscitée par cette tragédie.
(Avec agences)
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