En investissant dans le VTC Allocab, la SNCF peaufine son offre de porte-à-porte

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La plateforme iDCab permet de réserver aussi bien un VTC qu'un taxi. Ce que permet justement Allocab depuis le mois de juin, au moment où elle a annoncé avoir ouvert sa plateforme aux taxis, six mois après Uber.
La plateforme iDCab permet de réserver aussi bien un VTC qu'un taxi. Ce que permet justement Allocab depuis le mois de juin, au moment où elle a annoncé avoir ouvert sa plateforme aux taxis, six mois après Uber. (Crédits : Allocab)
Après la prise de participation de sa filiale Keolis dans LeCab, la SNCF injecte 3 millions d'euros dans Allocab, jeune pousse française avec qui elle collabore déjà pour son offre iDCab.

La SNCF mise à nouveau sur le secteur des VTC (voitures de transport avec chauffeur). En témoigne son dernier investissement de 3 millions d'euros, annoncé jeudi, dans l'entreprise française Allocab, fondée par Yanis Kiansky en 2011. Le groupe public n'en prendra toutefois pas le contrôle, il s'agit d'une prise de participation minoritaire, précise l'entrepreneur. Cependant, cela renforce les liens entre les deux entreprises qui collaboraient déjà depuis trois ans pour l'offre iDCab de la SNCF, qui mise beaucoup sur une offre "sans couture", et donc un service porte-à-porte.

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En revanche, cela permettra à la plateforme, qui met en relation passagers et chauffeurs, sur le même principe qu'Uber, "d'accélérer et consolider son déploiement géographique". Allocab espère ainsi étendre son réseau à 100 villes en France  et à 10 capitales européennes d'ici un an.

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En outre, ces fonds permettront à l'entreprise de mettre en place des offres basées sur sur le "surge ranking" (le fait de majorer les courses aux heures de pointes afin d'attirer un maximum de chauffeurs, pratique bien connue du concurrent Uber) ainsi que sur le "passenger matching", le fait de permettre à des passagers de partager un véhicule afin de diminuer le prix d'une course, comme le font Uber avec UberPool ou encore G7, côté taxis, avec Wecab (Taxis G7).

Flotte de taxis et de VTC

Précisons à cet égard qu'Allocab a annoncé avoir ouvert sa plateforme aux taxis au mois de juin, six mois après Uber. Si le succès semble être au rendez-vous, à en croire Uber et Allocab, les taxis restent peu loquaces sur le sujet. Travailler pour une plateforme VTC sonne en effet parfois dans la profession comme une "trahison", comme le fait d'aller "chez l'ennemi", nous explique un chauffeur. C'est pourtant une pratique encouragée par la proposition de loi du député socialiste de Côte d'or Laurent Grandguillaume, qui vise à supprimer les clauses d'exclusivité entre plateformes et chauffeurs, travailleurs indépendants.

D'ailleurs, la plateforme iDCab permet de réserver aussi bien un VTC qu'un taxi. Et pour cette offre, notons que la SNCF a également noué un partenariat avec le vétéciste SnapCar (notamment pour les gares de Bercy, Saint-Lazare et gare du Nord) avec qui il coopère depuis environ deux ans et demi maintenant. Avant d'entrer au capital de l'entreprise fondée par Yves Weisselberger en 2012? "Ce n'est pas du tout à l'ordre du jour", assure ce dernier à La Tribune.

Keolis contrôle LeCab

Cela dit, la question semble légitime dans la mesure où au mois de mars, la filiale du gourpe public Keolis, dont il détient 70% du capital, avait déjà en pris le contrôle de l'entreprise LeCab, fondée en 2012 par Benjamin Cardoso, avec laquelle la SNCF faisait déjà affaire pour son offre iDCab.

Keolis avait expliqué que cet investissement avait pour but d'enrichir son offre de mobilité en intégrant des solutions de transport personnalisé. Pour rappel, le groupe surtout présent dans les transports en commun urbains (bus, métro et tramway) a aussi des activités de gestion de parcs de stationnement, de vélos en location ou en libre service ou encore d'autopartage et de covoiturage. Implanté dans 16 pays, le groupe compte 56.000 collaborateurs et a réalisé un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros en 2015.

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