Nouvelles habitudes de voyage et impact du Covid-19 : la SNCF en quête de stabilité
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La SNCF a réduit son offre TGV en ce début d'année pour faire face à Omicron.
GONZALO FUENTES
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La SNCF a réduit son offre TGV en ce début d'année pour faire face à Omicron.
GONZALO FUENTES
En période de crise, le manque de visibilité est sans doute l'un des éléments les plus préjudiciables et la SNCF en manque cruellement actuellement. Après une année 2021 "contrastée", faite de "on-off", telle que la décrit Christophe Fanichet, PDG SNCF Voyageurs, le groupe ferroviaire reste en proie à l'incertitude en ce début d'année marqué par la virulence du variant Omicron.
A l'image de l'aérien, le patron de SNCF Voyageurs vante un fort appétit de voyages dès que les restrictions sanitaires diminuent et un fort recul dès que les contraintes réapparaissent. Une fluctuation très rapide, qu'il qualifie donc de "on-off". D'ailleurs Christophe Fanichet ne veut plus parler de plan de transport (offre de trains basée sur un plan de circulation) pour évaluer l'activité, mais seulement de fréquentation par rapport à une année nominale, 2019 en l'occurrence.
Il le justifie : "tout simplement parce que nous avons changé de plan de transport en 2020, en 2021 et en 2022. La comparaison de trains par ligne n'a plus beaucoup de valeur, au contraire du nombre de voyageurs qui prennent le train."
Là où la SNCF changeait de service environ quatre fois par an, une fois par trimestre, le plan de transport a dû être adapté plusieurs dizaines de fois en 2021. Christophe Fanichet a beau mettre en avant l'agilité de l'entreprise, basée sur l'observation du trafic et l'adaptation, cette situation reste difficilement gérable.
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Alors que le trafic était en hausse depuis cet été, il s'est à nouveau fortement replié sous l'impact de l'épidémie de Covid. C'est sur les grandes lignes (TGV et Intercités) que le contraste est le plus flagrant : les vacances de Noël ont donné lieu à une très forte activité avec 5,5 millions de passagers en dépit de l'impact du préavis de grève sur l'axe Sud-Est du TGV au début des vacances. "C'est quasiment un Noël normal", s'est même réjoui le PDG de SNCF Voyageurs. Mais depuis le début de l'année, la 5e vague perturbe nettement les ventes.
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