Cloud : Amazon choisi par la SNCF et promu par Orange ou quand l’Etat-actionnaire fait le jeu des acteurs américains
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Ivan Alvarado
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Est-il normal que des entreprises dans lesquelles l'Etat a des participations choisissent de soutenir des acteurs américains du cloud, en l'occurrence Amazon Web Services ? Le député vendéen Philippe Latombe (Modem) s'en est ému jeudi à l'Assemblée nationale, via la procédure de question écrite au gouvernement. « De grandes entreprises, dans lesquelles l'Etat a de très importantes participations et possède pourtant une minorité de blocage, continuent de confier l'hébergement de leurs applications et de leurs données à des hyperscalers non européens », s'est-il indigné.
A l'origine de cette sortie médiatique, symbolique du la grogne du secteur français du cloud depuis le début de l'année, se trouvent deux récents événements. Le 8 décembre, la SNCF a fièrement annoncé qu'elle venait de passer la quasi-totalité de ses serveurs dans le cloud d'Amazon Web Services (AWS), alors qu'elle les gérait elle-même auparavant.
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Puis, le 14 décembre, plusieurs éditeurs de logiciels ont reçu des emails de démarchage de la part d'Orange Cloud for Business, avec pour objet la vente de services d'AWS. « Nous avons signé un partenariat fort avec AWS qui nous engage sur plusieurs années et nous migrons les entreprises vers AWS et assurons un service managé de qualité », annoncent les commerciaux du géant des télécoms français.