Sans nouvelles aides, United Airlines prévoit de licencier 16.000 salariés en octobre

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American Airlines a elle aussi prévenu la semaine dernière qu'elle licencierait 19.000 salariés en octobre si elle ne recevait pas de nouveau soutien.
American Airlines a elle aussi prévenu la semaine dernière qu'elle licencierait 19.000 salariés en octobre si elle ne recevait pas de nouveau soutien. (Crédits : Shannon Stapleton)
L'onde de choc de la crise sanitaire et économique, couplée à la reprise poussive du trafic aérien, conduisent la compagnie américaine, qui se retrouve en sureffectif, à demander des aides du gouvernement sous peine de devoir licencier massivement.

La compagnie américaine United Airlines, affectée par "l'impact dévastateur" du Covid-19 sur le transport aérien, a indiqué ce mercredi qu'elle prévoyait de licencier 16.000 salariés en octobre, sauf si un nouveau programme d'aides était adopté d'ici là au Congrès.

"La pandémie nous a atteint plus profondément et plus longtemps que ce que presque tous les experts avaient prévu, et dans un environnement où la demande de voyages reste si déprimée, United ne peut pas continuer avec des effectifs qui dépassent considérablement notre niveau d'activité", écrit le groupe dans un message transmis à l'AFP.

Lire aussi : Le trafic aérien européen devrait chuter de 60% en 2020

"Un prolongement [des aides du gouvernement] serait la seule chose qui puisse éviter les licenciements au 1er octobre", ajoute la compagnie tout en appelant ses salariés à faire pression sur leurs représentants politiques.

Pressions pour un nouveau plan de soutien

Les grandes compagnies aériennes ont en effet bénéficié aux États-Unis d'une enveloppe totale de 25 milliards de dollars versés par le gouvernement en mars, en échange de quoi elles s'étaient engagées à ne pas supprimer d'emplois jusqu'au 30 septembre.

L'ensemble des entreprises et syndicats du secteur font pression depuis plusieurs semaines pour une nouvelle aide aux transporteurs aériens.

American Airlines a elle aussi prévenu la semaine dernière qu'elle licencierait 19.000 salariés en octobre si elle ne recevait pas de nouveau soutien.

Le président Donald Trump a lui-même déclaré mardi que l'industrie aérienne aurait besoin d'aides plus importantes.

Discussions au point mort

Le congrès est actuellement en train de négocier un nouveau plan de soutien à l'économie mais les discussions restent pour l'instant dans l'impasse.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et la cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, se sont bien contactés mardi soir.

"Malheureusement, cet appel téléphonique a clairement montré que les démocrates et la Maison Blanche continuent d'avoir de sérieuses divergences quant à la gravité de la situation à laquelle sont confrontées les familles ouvrières américaines", a commenté Mme Pelosi dans un communiqué.

United Airlines avait prévenu début juillet qu'elle pourrait congédier au total jusqu'à 36.000 salariés. La compagnie a par la suite proposé des plans de départs volontaires, des retraites anticipées ou des passages à temps partiel.

"Mais malheureusement, tous nos efforts menés pour réduire les coûts, augmenter la dette et proposer des programmes volontaires n'ont pas été suffisants pour éviter complètement les licenciements secs", indique l'entreprise mardi.

Lire aussi : Les compagnies aériennes face au mur de la dette

Ces derniers concernent un peu toutes les catégories de personnel, depuis les pilotes jusqu'aux employés administratifs.

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Commentaires
a écrit le 03/09/2020 à 9:48 :
"La pandémie nous a atteint plus profondément et plus longtemps que ce que presque tous les experts avaient prévu"
traduction: "l'incompétence de notre président D.T a dépassé les prévisions des experts, comme Mr Fauci".
En voulant rouvrir le pays trop tôt, en minimisant ce virus, il n'a fait qu'amplifier et prolonger la pandémie sur notre territoire.
Dommage pour les compagnies américaines qui avaient sur le papier tous les atouts: le marché national le plus important au monde, un pays ou la distanciation sociale est naturelle (densité de population), une dérégulation qui a favorisé les fusions ces dernières années.
a écrit le 03/09/2020 à 8:45 :
Combien de gamins thaïlandais épargnés par les pervers occidentaux ? Quoi que ce sont les lignes qu'ils ont du où vont rétablir en premier je me doute...

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