Face à la crise : les États volent au secours de l'aérien
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17 MARS
Selon le cabinet de consultant CAPA Aviation, la plupart des compagnies aériennes seront en faillite fin mai si les Etats ne leur viennent pas en aide. L'association internationale du transport aérien (IATA) estime que 75% des compagnies ont moins de trois mois de trésorerie pour survivre. Entre 150 et 200 milliards de dollars d'aides des Etats sont nécessaire pour passer la crise et assurer la reprise.
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Au bord de la faillite avant même la catastrophe économique actuelle, la compagnie va être nationalisée. La catastrophe économique actuelle justifie un nouveau soutien de Rome que Bruxelles n'aurait probablement pas accepté en temps "normal".
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20 MARS
Corsair va à son tour suspendre tous ses vols la semaine prochaine à l'exception des Antilles et de La Réunion et quasiment la totalité du personnel sera mis au chômage partiel. Son PDG, Pascal de Izaguirre demande des aides d'Etat pour tous les transporteurs français, sous forme de recapitalisation ou de prêts.
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La Norvège va garantir à 90% 6 milliards de couronnes (502 millions d'euros) de prêts bancaires aux compagnies aux compagnies aériennes norvégiennes à cours de liquidités, dont la moitié pour la compagnie low-cost Norwegian. La Suède et le Dannemark ont également aidé SAS.
24 AVRIL
Bruno Le Maire a annoncé vendredi un plan de sauvetage "historique" d'Air France d'un montant de 7 milliards d'euros sous forme de prêts : 4 milliards d'euros de prêts garantis par l'Etat et trois milliards d'euros de prêts directs. "Le gouvernement néerlandais a quant à lui l'intention de fournir une aide financière de deux à quatre milliards d'euros à KLM", a déclaré le ministre des Finances Wopke Hoekstra lors d'une conférence de presse à La Haye.
26 AVRIL
Air France va bénéficier d'un prêt garanti par l'Etat de 4 milliards d'euros et sa maison-mère, Air France-KLM, un prêt d'actionnaire de 3 milliards d'euros. Dans le cadre de l'augmentation de capital envisagée par Air France-KLM d'ici à mai 2021, et pour laquelle l'Etat a manifesté "son intention d'examiner les conditions de sa participation", l'une des options sur la table est de convertir tout ou partie du prêt d'actionnaire en actions. Cette forme de recapitalisation par l'abandon de créances a déjà eu lieu dans le passé au sein du groupe.
29 AVRIL
Après le sauvetage d'Air France, les autres compagnies aériennes demandent une aide pour pour pouvoir elles aussi survivre et éviter une distorsion de concurrence. Pour l'heure, aucune compagnie n'a obtenu un prêt bancaire garanti par l'Etat. Le Scara, un syndicat de compagnies aériennes, demande un milliard d'euros d'aides. Le gouvernement travaille sur des schémas d'aides.
7 MAI
Le groupe de transport aérien a annoncé ce jeudi négocier avec l'État allemand un plan de sauvetage "de 9 milliards d'euros" pour lui éviter la faillite en raison de la crise liée au Covid-19. Les négociations portent non seulement sur un prêt mais aussi sur l'entrée de l'État allemand au capital du groupe à hauteur de 25%. De son côté, le gouvernement italien s'est dit prêt à injecter au moins 3 milliards d'euros dans Alitalia.
28 MAI
L'État a décidé de mettre en place des plans d'aide spécifiques pour plusieurs secteurs du voyage (tourisme, hôtellerie, aéronautique), mais pas pour les compagnies aériennes et les aéroports, frappés de plein fouet eux aussi par la crise. Contrairement à l'automobile où la puissance publique aide Renault et la filière, l'aide au transport aérien se limite à Air France.
23 JUIN
Nommé directeur général de la compagnie Ryanair en septembre 2019 en remplacement de Michael O'Leary - qui a pris les commandes de l'ensemble du groupe composé non seulement de la compagnie à bas coûts irlandaise mais aussi de Buzz, d'Malta Air et Laudamotion -, Edward Wilson accorde sa première interview en France à La Tribune. Stratégie de reprise, décision de l'Autriche d'obliger les compagnies à ne pas vendre de billets d'avion en dessous de 40 euros, situation d'Air France, place d'Easyjet dans le ciel européen dans le futur, réputation de Ryanair... Edward Wilson répond d'une manière qui n'a rien à envier à Michael O'Leary: sans mâcher ses mots.
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