Drôle de temporalité pour les services express régionaux métropolitains (SERM). Alors que la question des mobilités brillait par son absence dans les programmes des différents blocs politiques pour les élections, cet ensemble de projets connu sous le nom de « RER métropolitains » a avancé sur le terrain avec deux vagues d'annonces de labellisation à quelques jours du premier puis du deuxième tour. Une bonne nouvelle pour les métropoles concernées et leurs territoires, mais qui ne règle pas la question centrale du financement plus que jamais en suspens avec le changement de majorité.
La première vague a vu la labellisation de 15 projets le 27 juin, portés par les collectivités locales des territoires de Bordeaux, Chambéry, Clermont‑Ferrand, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Mulhouse, Nantes, Rouen, Saint‑Etienne, Strasbourg, Toulouse, Tours et de l'ensemble Lorraine-Luxembourg. La seconde en a validé neuf de plus, le 4 juillet, avec Avignon, Marseille, Nice, Orléans et Toulon auxquels s'ajoutent les ensembles Basco-landais, Bretagne, Côte d'opale et Franco-Suisse. D'autres pourraient suivre, une trentaine d'entre eux ayant été identifiés par le ministère des Transports jusqu'ici.
Conformément à ce qu'avait expliqué à La Tribune Patrice Vergriete, ministre délégué chargé des Transports au sein du gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal, cette labellisation marque la première phase d'un processus qui en compte deux. Pour l'obtenir, les candidats ont dû définir le périmètre, les acteurs impliqués et les grandes lignes du projet.