À Rennes, la chasse au temps perdu dans les transports est menée depuis 2002 par un Bureau des temps. Pour désencombrer la ligne b du métro aux heures de pointes matinales, plusieurs établissements scolaires expérimentent de nouveaux horaires de cours.L'heure de la rentrée a sonné. Mais dans trois établissements du centre de Rennes, la cloche retentira durant toute l'année scolaire un peu plus tard le matin. Pour réguler le trafic de la ligne b du métro lors des pics de fréquentation (jusqu'à 500 descentes en cinq minutes), deux lycées publics et un établissement privé ont accepté de décaler leurs horaires de début des cours, de cinq à quinze minutes, soit entre 8h15 et 8h25.
Ces établissements représentent à eux seuls un effectif total de 4.100 jeunes, dont plus de 50% utilisent la ligne b. Lancé lundi 1er septembre, le dispositif pourrait être pérennisé en cas de résultats concluants et possiblement étendu à l'Université de Rennes à partir de la rentrée 2026.
Pilotée par le Bureau des temps, un service créé en 2002 avec comme mission de jouer sur les temps de la ville, cette initiative fait écho à un test du même ordre mené en 2012 sur la ligne a. Il avait permis de réduire de 14% la charge moyenne des rames aux heures de pointe grâce au décalage des cours de l'Université Rennes 2.
Phénomène « d'hyperpointe »
« La partie nord de la ligne b connaît des pics de fréquentation très élevés le matin dans un périmètre où se situent de 18 établissements scolaires et universitaires (entre les stations Sainte-Anne à Beaulieu-Université, campus de 11.000 étudiants) » a fait remarquer Nathalie Appéré, Maire de Rennes, Présidente de Rennes Métropole, lors d'un point presse, la semaine dernière, sur les nouveautés du réseau de transport STAR (Kéolis) et les actions en matière de transports et de mobilités.