Uber va créer un fonds de 2 millions d'euros pour les chauffeurs en difficulté

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Lundi, le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies a demandé à Uber une avancée immédiate en gelant temporairement l'augmentation de sa commission, récemment passée de 20 à 25%, le temps de mener ces négociations.
Lundi, le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies a demandé à Uber "une avancée immédiate en gelant temporairement l'augmentation de sa commission, récemment passée de 20 à 25%, le temps de mener ces négociations". (Crédits : REUTERS/Robert Galbraith)
Uber n'a pas précisé les modalités concrètes de ce fonds, ni indiqué s'il allait augmenter ses tarifs ou diminuer sa commission comme le réclament les chauffeurs.

Est-ce la réponse d'Uber face à la grogne des chauffeurs ? La plateforme de VTC (voiture de transport avec chauffeur), en conflit avec des chauffeurs, a annoncé mardi la création d'un "fonds de soutien" de deux millions d'euros pour les "partenaires chauffeurs en difficulté", a indiqué à La Tribune un porte-parole du groupe américain. Uber n'a cependant pas précisé les modalités concrètes de ce fonds, ni indiqué s'il allait augmenter ses tarifs ou diminuer sa commission comme le réclament les chauffeurs.

Pour rappel, le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies a demandé lundi à l'entreprise "une avancée immédiate en gelant temporairement l'augmentation de sa commission, récemment passée de 20 à 25%, le temps de mener ces négociations".

Nouvelle réunion sous tension

Une nouvelle réunion entre plateformes et chauffeurs a débuté mardi vers 14h30 au secrétariat d'Etat aux Transports, qui, pour calmer le mouvement contestataire ayant mobilisé plusieurs dizaines de chauffeurs depuis jeudi, et tenter de trouver une solution, a réuni tous les acteurs (plateformes et chauffeurs) autour de sa table lundi matin. Seules les plateformes Uber et LeCab ont répondu à l'appel. Les membres de la FFTPR (fédération française du transport de personnes sur réservation) dont Marcel, Allocab, Chauffeur-Privé et SnapCar ne sont pas venues, ne souhaitant pas "compliquer" les discussions, ont-elles expliqué dans un communiqué.

Les syndicats et associations de chauffeurs VTC dénoncent en effet des conditions de travail "indignes" avec un prix minimum de la course descendu à six euros (contre huit initialement, ndlr). Ils ont entamé la semaine dernière un mouvement social, émaillé de violences, et menacé d'appeler à une nouvelle mobilisation si la réponse donnée mardi par le siège californien d'Uber ne les satisfaisait pas. Et ce, dès "mercredi matin", a prévenu Sayah Baaroun (Unsa-VTC), à l'instar de Fabien Tosolini (CFDT-Transports) tandis que Helmi Mamlouk (Capa-VTC) a accusé Uber France de "botter en touche", en prétendant attendre l'accord du siège à San Francisco.

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Commentaires
a écrit le 21/12/2016 à 10:35 :
A comparer avec l'état qui propose de racheter les concessions de taxis en difficulté, sans parler des VTC qui maintenant sont largement touchés.

Le néolibéralisme c'est l'exploitation de la misère salariale, c'est bien beau de nous ne laisser que les miettes mais ça ne suffit pas pour vivre correctement.

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