Journée à haute tension pour Uber. La justice doit en effet trancher jeudi 9 juin au sujet de son application UberPop, qui permettait à des particuliers d'en transporter d'autres, jusqu'en juillet dernier, date de suspension de l'offre par la plateforme Uber.
Notons au passage que les chauffeurs de taxis ainsi que les plateformes n'étaient pas les seuls à être remontés contre le service qualifié de low-cost proposé par Uber. Certains chauffeurs de VTC - parmi lesquels bon nombre de professionnels roulant pour Uber ! - déploraient ainsi cette concurrence déloyale, permettant à des particuliers de proposer un service contre rémunération sans toutefois s'acquitter des mêmes cotisations sociales, impôts ou taxes que les professionnels comme eux.
En outre, 50.000 et 70.000 euros d'amende ont par ailleurs été requis contre son directeur général, Thibaud Simphal, et le directeur d'Uber pour l'Europe de l'Ouest à l'époque des faits, Pierre-Dimitri Gore-Coty. L'interdiction de gestion, d'administration et de direction de toute entreprise pendant 5 ans a également été requise contre les deux dirigeants.
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Plusieurs chefs de poursuite
Ces derniers sont poursuivis devant le tribunal correctionnel de Paris notamment pour "organisation illégale d'un système de mise en relation de clients avec des personnes qui se livrent au transport routier de personnes à titre onéreux" sans être une entreprise de transport, un taxi ou un véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC), infraction prévue par la loi Thévenoud du 1er octobre 2014.
Il leur est également reproché d'avoir mis en relation des clients avec des particuliers qui, moyennant finances, utilisaient leur véhicule privé pour les transporter sans payer de charges.
Uber est également poursuivie pour pratique commerciale trompeuse. On lui reproche des publicités qui présentaient à tort UberPop comme étant licite, ainsi que la complicité d'exercice illégal de la profession de taxi.
On lui reproche en outre d'avoir traité et conservé illégalement des données informatiques, concernant leurs partenaires chauffeurs dont ils ont enregistré des données à caractère personnel. A savoir, des fichiers contenant les informations relatives aux cartes d'identité et permis de conduire des chauffeurs, leurs extraits de casiers judiciaires, ou encore une base de données sur les interpellations des chauffeurs. Ces dernières infractions ne visent pas uniquement les conducteurs UberPop, mais plus généralement les partenaires VTC d'Uber.
Une condamnation pour "pratique commerciale trompeuse"