Bâtir les villes face au dérèglement climatique
Patrick Cappelli
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... sion santé et solidarités de la Métropole du Grand Paris.
« Si on ne fait rien, on va prendre 4 degrés à la fin du siècle et 2 en 2050. Ca va être une révolution en termes de santé publique : 2050 c'est demain ! Il y a urgence à agir » alerte Ludovic Toro, maire (UDI) de Coubron (Seine-Saint-Denis) et président de la commission santé et solidarités de la Métropole du Grand Paris. Le dérèglement climatique rattrape les grandes agglomérations qui tentent d'évoluer vers une urbanité moins polluante et plus verte.
Dans ces conditions, comment faire entrer la nature en ville ? « Nous avons un besoin structurel de logements en France mais on peut trouver des solutions intelligentes pour loger dans un cadre contraint. Nous militons pour une ville vivable » explique Nathalie Bardin, directrice marketing stratégique, RSE et innovation du promoteur Altarea. Exemples avec le projet l'Air du Temps à Paris 13ème, un immeuble/pont en bois doté d'un pôle santé et numérique et d'un jardin médicinal. Autre réalisation : la transformation à Issy-les-Moulineaux de l'ancien centre de R&D de France Télécom qui sera chauffé par géothermie et aura sa « forêt urbaine », à la fois Îlot de fraîcheur et puits de carbone.
La géothermie est une ressource assez abondante en région parisienne, comme le rappelle Pierre-Yves Dulac, délégué régional Île-de-France d'Engie : « les collectivités réclament cette énergie quand elle est disponible, comme c'est le cas à Paris ». Pour Célia Blauel, adjointe (EELV) à la maire de Paris chargée de la Seine, de la Prospective Paris 2030 et de la Résilience, solaire et géothermie sont les deux énergies renouvelables privilégiées par la Ville de Paris.
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La pertinence de ces îlots de fraîcheur n'est pas évidente selon Ludovic Toro, pour qui « ils sont très chers et on ne peut pas en installer partout ». Pour le maire de Coubron, qui est aussi médecin, mieux vaudrait commencer par protéger les espaces naturels existants : « les gens doivent certes dormir mais aussi vivre. Or la pollution atmosphérique remplit les services de pédiatrie d'enfants asthmatiques ».
Patrick Cappelli
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