Bertrand Camus : « Si les sujets environnementaux sont globaux, leurs solutions sont locales »

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(Crédits : DR)
GRAND ENTRETIEN. A la veille de la COP 25 en Espagne, le nouveau directeur général de Suez revient sur les progrès qui restent à accomplir, notamment par les entreprises, pour tenir les engagements de réduction du CO2. Il précise aussi les défis du nouveau plan stratégique du groupe qui veut devenir le numéro un mondial des services à l'environnement.

LA TRIBUNE - A la veille de la COP 25, n'avez-vous pas l'impression que l'élan suscité par la COP 21, qui avait permis de déboucher sur l'Accord de Paris, s'essouffle ?

BERTRAND CAMUS - En 2015, nous avons en effet assisté à un alignement sans précédent de tous les grands acteurs quant à la nécessité de changer de braquet face à la crise climatique. Le processus engagé depuis par les Etats-Unis pour sortir de l'Accord de Paris, les déclarations du président brésilien, montrent que ce n'est plus toujours le cas. Excepté en Europe, peu de décisions sont prises au sujet des trajectoires de réduction des émissions. Cela peut certes donner l'impression d'un ralentissement. Cependant, dans les territoires, parmi les acteurs industriels, auprès des citoyens, auprès de la jeunesse, je constate au contraire un élan qui n'existait pas auparavant. Aux Etats-Unis, la plupart des Etats fédéraux et des villes continuent de mettre en oeuvre leurs plans en faveur du climat. En France aussi, de nombreuses collectivités ont des programmes de transition énergétique et environnementale.

Les industriels, qui avaient déjà annoncé diverses initiatives collectives lors de la COP 21, se rendent de plus...

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Commentaires
a écrit le 29/11/2019 à 8:41 :
Non leurs solutions sont globales, on a sauvé rapidement la couche d'ozone dont la destruction devenait inquiétante en interdisant la production des gaz qui al détruisaient.

Cette pollution de masse menaçant notre atmosphère ça fait plus de trente ans qu'on le savait, rien n'a été fait contre si ce ne sont de perpétuelles annonces stériles et elle progresse toujours irrémédiablement.

On comprend bien que sauver la planète s'est freiner les juteux revenus de la finance qui dicte sa Loi aux politiciens et dictateurs du monde entier.

ON est à l'ère d'internet les gars vous ne pouvez plus nous endormir comme ça, vous voulez que la moitié de l'humanité disparaisse ? Ok mais assumez le au lieu de sans arrêt fuir vos immenses responsabilités ! Mensonges et hypocrisies étant réservés d'abord et avant tout aux faibles.

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