Bertrand Camus (Suez): "Il n'y a pas de dialogue avec Veolia"
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Veolia, qui est devenu le premier actionnaire de Suez, reste en effet aussi et avant tout son principal concurrent, rappelle le DG.
Reuters
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Veolia, qui est devenu le premier actionnaire de Suez, reste en effet aussi et avant tout son principal concurrent, rappelle le DG.
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Les appels à la recherche d'un accord amiable, répétés par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire même après la cession des parts d'Engie à Veolia, et la confiance exprimée par le PDG de l'acquéreur Antoine Frérot sur ses capacités de persuasion une fois devenu le premier actionnaire de Suez, n'ont rien changé. Plus de trois semaines après la réunion du conseil d'administration d'Engie qui a approuvé l'opération, l'hostilité entre Suez et Veolia reste intacte.
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Suez se retrouve donc "dans la même posture qu'au début septembre face au flou des intentions de Veolia", analyse Bertrand Camus, qui justifie ainsi au nom de la nécessité de protéger ses parties prenantes les actions défensives adoptées par le groupe, notamment la création d'une fondation de droit néerlandais garantissant l'inaliénabilité de sa branche Suez Eau France. Veolia, qui est devenu le premier actionnaire de Suez, reste en effet aussi et avant tout son principal concurrent, rappelle le DG. Et alors que la crise sanitaire s'aggrave en France, sans d'ailleurs avoir jamais cessé dans l'ensemble de pays où le groupe est présent, Bertrand Camus insiste sur "le moment très surprenant choisi par Veolia pour mener cette opération", aucunement prioritaire à son sens par rapport aux défis auxquels sont confrontés les services essentiels et l'économie.