À quelques heures du conseil d'administration d'Engie qui doit décider s'il accepte de vendre la quasi-totalité (29,9% sur 32%) de sa participation dans Suez à Veolia, ce dernier a décidé de jouer la carte de l'apaisement. Dans un communiqué diffusé une demie heure avant l'ouverture des marchés, le groupe, qui espère fusionner avec son principal rival, a d'une part annoncé avoir amélioré le prix de son offre à Engie, comme promis depuis plusieurs jours, en le relevant de 15,5 à 18 euros par action - soit de 2,9 à 3,4 milliards d'euros au total. Afin de convaincre l'État, actionnaire principal d'Engie, de voter en faveur de ce rapprochement entre les deux leaders français de l'eau et des déchets, Veolia a également déclaré vouloir améliorer « l'amicalité et l'inclusivité » de son offre - dont elle a pourtant toujours contesté le caractère hostile.
Ces derniers jours, le ministre de l'Économie avait en effet réitéré son opposition à toute forme de « guerre industrielle » entre Suez et Veolia.