Bruxelles s'engage pour la biodiversité et une alimentation de qualité

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La Commission promet de consacrer 20 milliards d'euros par an via différents programmes et lignes de budget à la défense de la biodiversité.
La Commission promet de consacrer 20 milliards d'euros par an via différents programmes et lignes de budget à la défense de la biodiversité. (Crédits : Reuters)
Malgré la pandémie de coronavirus en cours, la Commission européenne a décidé de dévoiler, ce mercredi, sa stratégie en matière de biodiversité et d'alimentation.

Diminuer de moitié l'usage des pesticides, promouvoir l'agriculture biologique, placer près d'un tiers des terres et mers de l'UE sous protection: la Commission européenne a dévoilé, ce mercredi, ses projets pour défendre la biodiversité et une alimentation de qualité.

La pandémie de nouveau coronavirus n'aura décalé les plans de l'exécutif européen que de quelques semaines, malgré des voix qui se sont élevées en faveur d'un report de la publication de ces deux nouvelles "stratégies" pour se concentrer sur la réponse à la crise sanitaire et économique.

Bien au contraire, l'équipe d'Ursula von der Leyen assure que la propagation du virus l'a renforcée dans la voie de son Pacte vert.

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"Si la crise du Covid nous a appris une chose [...] c'est qu'il faut recalibrer notre rapport à la nature, nous devons être plus résistants, nous assurer que la façon dont nous vivons, produisons, consommons, est durable", a expliqué le vice-président exécutif de la Commission, Frans Timmermans.

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Tout comme il avait défendu la place des objectifs environnementaux au sein du plan de relance de la Commission, il assure que ces nouvelles législations en préparation aideront à "prévenir de futures pandémies, ou [au moins] en atténuer les effets", mais aussi d'autres catastrophes comme les feux de forêt, ou des crises sanitaires alimentaires.

Vers une alimentation plus responsable

Mercredi, la Commission s'est engagée notamment à proposer de réduire de moitié "l'utilisation et le risque de pesticides" d'ici 2030. Elle souhaite également une "baisse de 20% de l'utilisation des engrais et une baisse de 50% de la vente d'antimicrobiens pour les animaux d'élevage et l'aquaculture".

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Elle veut également développer l'agriculture biologique, à hauteur de 25% des terres cultivées. Selon les derniers chiffres Eurostat, datant de 2018, seule l'Autriche flirte avec ce niveau, la moyenne pour l'UE étant de 7,5%.

Toujours en matière d'alimentation, la stratégie "De la fourche à la fourchette" prévoit encore un étiquetage nutritionnel obligatoire, qui doit aider les consommateurs à faire "des choix informés".

Pas de législation directe pour influer sur la production de viande donc, comme l'appelaient de leurs voeux certains groupes environnementaux.

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"Informer le public, cela doit influencer le comportement. On ne peut pas aller très loin au-delà [...]. Un public bien informé saura faire les choix qui influenceront aussi cette production", a noté M. Timmermans.

Défendre la biodiversité

Côté environnement, la Commission veut se placer en défenseur de la biodiversité et d'ici 2030 transformer "au moins 30% des terres et mers en Europe en aires protégées gérées efficacement" et ramener au moins 10% des terres agricoles à des paysages plus variés. Elle promet de consacrer 20 milliards d'euros par an via différents programmes et lignes de budget à la défense de la biodiversité.

Ces deux stratégies devront être concrétisées par diverses législations, que la Commission voudrait faire passer sous sa mandature. La plupart seront présentées au premier trimestre de l'année prochaine, selon Frans Timmermans.

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Commentaires
a écrit le 22/05/2020 à 12:27 :
elle nous fait ça à l'allemande : on s'engage pour des objectifs vertueux dans dix ans , et entre temps on pousse les productions consommatrices de pesticides et engrais chimiques pour les cultures végétales et les élevages industriels d'animaux boustés aux antibiotiques .
même méthode que pour la sortie du nucléaire allemand ,remplacé provisoirement sur 30 ans par du bon vieux charbon polluant un maximum .
a écrit le 22/05/2020 à 9:42 :
Prenons du recul sur ces déclarations dont l'UE est friande, stériles dans 90% des cas donc, et constatons que BAYER-MONSANTO, multinationale fondatrice entre autres de l'empire prévu pour durer mille est encore endettée de plus de 30 milliards d'euros.

Aucune chance encore une fois que les actes soient suivis des discours. D'ailleurs où en sommes nous des déclarations de nos dirigeants européens qui veulent donner tantôt mille milliards, tantôt 500 milliards pour relancer l'économie réelle ? Déjà planqués dans les paradis fiscaux européens je suppose hein.

Vite un frexit, sortons enfin de cette inacceptable occupation allemande et que les partisans de cette nation aillent vivre dans leur pays préféré enfin au lieu de vouloir contraindre la France a devenir allemande.
a écrit le 22/05/2020 à 9:07 :
Notre pays ses opposer durant des annee á l'exploitation des ONG , malheureusement je constate malgre l'argent depencer dàns l'agriculture que nous somme dépendant des semences modifier artificiellement ... Triste constat .
Ensuites , je constate pour la 3 annee le peux d'insectes près des fleures ...
Modification génétique des plantations qui tue les insectes ... Emplois de pesticide ...
Disparition de la biodiversité ...
a écrit le 20/05/2020 à 19:47 :
Trop tard ! Et sur les deux tableaux ! A titre d'exemple, 95% des tomates dans le monde sont fabriquées en Chine, fabriquées parce que bidouilles génétiquement ! On a vu comment les chinois maîtrisaient en bidouillage génétique ! Et comme le monde entier n'a plus de pognon, on n'est pas près de manger de la qualité ou du bio...
Réponse de le 21/05/2020 à 10:20 :
C'est bien ire encore, regardez la gestion des graines... Une ministre y a peu a précisé lors d'une interview qu'il fallait reprendre les graine des concombre de l’année dernière et de les planté pour en avoir cette année... Si cela marchait en 1970, aujourd'hui vous trouvez que des hybride stérile en gros leur graine ne poussent pas. Et malheureusement c'est toute notre agriculture qui est devenu comme cela...

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