L'Etat s'attaque à la pollution des feux de cheminée
Juliette Laffont
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Barbara Pompili, ministre de la Transition Écologique.
Christian Hartmann
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Barbara Pompili, ministre de la Transition Écologique.
Christian Hartmann
Le chiffre donne des sueurs froides. 92% de la population mondiale vit aujourd'hui dans une zone où la concentration de particules dans l'air est supérieure aux valeurs préconisées par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). En France, la pollution serait responsable de 40.000 décès par an et d'une baisse de l'espérance de vie de près de huit mois, selon Santé Publique France. Lors du premier confinement, en 2020, 2.300 décès avaient pu être évités en raison de la baisse des émissions du trafic routier et du recours massif au télétravail, qui a réduit l'exposition des populations aux particules fines.
La réduction de la pollution de l'air est donc un enjeu sanitaire majeur et un facteur déterminant de la qualité de vie de millions de Français. Dans la lignée de la Loi Climat et Résilience adoptée définitivement par le Parlement mardi 20 juillet, le ministère de la transition écologique souhaite élaborer une politique de lutte active contre les émissions de particules fines, cancérigènes pour l'Homme.
Les deux polluants majeurs ciblés par le ministère sont ainsi les oxydes d'azote, émis par le trafic routier, et les émissions de particules fines, pour laquelle la France, mauvaise élève, a été attaquée par la Commission européenne devant la Cour de Justice de l'Union, afin de la contraindre à se plier aux réglementations en vigueur.
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Le chauffage au bois domestique constitue le principal émetteur de particules fines en France, représentant à lui seul 50% des émissions de particules du pays. Si la ressource en bois est souvent perçue comme durable, le chauffage au bois peut en revanche se révéler désastreux pour la qualité de l'air lorsque la combustion est effectuée dans de mauvaises conditions. L'hiver, la pollution est encore plus marquée, car les fortes émissions de particules sont couplées avec la formation d'une couche d'inversion empêchant le brassage atmosphérique.
Juliette Laffont