Nucléaire : « Comment tout cela peut-il se financer puisque chacun sait qu'EDF est extrêmement endetté ? » (PDG EDF)
Marine Godelier
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Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF
CHARLES PLATIAU
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Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF
CHARLES PLATIAU
Les industriels du nucléaire attendaient de pied ferme un signal politique fort pour les conforter dans leur stratégie de construction de nouveaux EPR. En premier lieu EDF, qui s'était déclaré lundi « prêt » à honorer une commande de ce type en France. C'est peu dire que le calendrier s'est accéléré : il a suffi de près de vingt-quatre heures après cette affirmation pour que le feu vert soit officiellement donné. En effet, mardi soir, lors de son allocution télévisée, Emmanuel Macron a indiqué qu'il entendait bel et bien relancer l'atome sur le territoire national.
Dès le lendemain matin, le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, a répété la préparation de son groupe alors qu'il était auditionné au Sénat. « EDF a beaucoup travaillé avec la filière nucléaire pour pouvoir affirmer que nous sommes prêts. Nous sommes prêts », a-t-il assuré.
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Et pour cause, si elle s'est félicitée de cette annonce de la part de l'exécutif, la filière ne l'a pas attendue pour agir. Après les déboires du seul EPR français, celui de Flamanville en travaux depuis 2007, EDF avait en effet lancé l'an dernier un plan « d'excellence industrielle » (Excell) comprenant 25 engagements pour restaurer la « confiance » dans ce secteur historique. Car son véritable chantier consistait à s'assurer que toutes les compétences seront bien au rendez-vous d'une relance, alors qu'il peine aujourd'hui à recruter sur une dizaine de métiers en tension. Parmi eux : électriciens industriels, chaudronniers, mécaniciens spécialistes des machines tournantes ou encore soudeurs.
Marine Godelier