Les ONG mettent en doute le rôle modèle que voudrait incarner la France, qui possède la deuxième plus grande zone économique exclusive (ZEE) au monde grâce aux outre-mer.
Invités par le président de la République français, une quarantaine de chefs d'États et de gouvernements seront présents à Brest vendredi pour le sommet One Ocean Summit consacré à la préservation des océans. Les thématiques abordées seront celles qui, selon la présidence de la République, correspondent aux quatre principaux enjeux actuels de protection des océans. L'Élysée promet des engagements concrets et plusieurs coalitions internationales.
Relever le niveau de l'ambition politique, et la faire porter au plus haut niveau des États, dès le début d'une année cruciale pour la protection des océans: telle est l'ambition du sommet organisé par le président de la République française du 9 au 11 février à Brest, le One Ocean Summit. Emmanuel Macron mise notamment sur le semestre de la présidence française de l'Union européenne, laquelle dispose du plus grand territoire maritime du monde, pour soutenir cet objectif dans le cadre d'une approche multilatérale, explique l'Élysée.
Lors d'un "segment de haut niveau" organisé vendredi, une quarantaine de chefs d'État et de gouvernement seront présents, physiquement ou en vidéo, parmi lesquels notamment la Chine, les États-Unis, l'Inde, ou encore l'Égypte - qui présidera la prochaine édition de la COP consacrée au climat, la COP 27. Ils prendront tous des engagements concrets, assure l'Élysée, qui promet également l'émergence de plusieurs "coalitions d'actions".
L'Accord du Cap de 2012 en vue d'être ratifié
Les thématiques abordées seront celles qui, selon la présidence de la République, correspondent aux quatre principaux enjeux actuels de protection des océans, et qui feront l'objet en 2022 d'évènements internationaux cruciaux.
Dans le cadre du premier enjeu, relatif à la préservation des ressources et de la biodiversité marines, l'Elysée espère notamment parvenir au renforcement du réseau mondial d'aires marines protégées, de la protection d'espèces marines vulnérables et de la pêche durable.
Il affirme notamment que les engagements des Etats présents permettront d'atteindre le nombre de parties nécessaires pour la ratification et donc l'entrée en vigueur de l'Accord du Cap de 2012 de l'Organisation maritime internationale (OMI), destiné à renforcer la sécurité des navires de pêche et à lutter contre la pêche illégale. Paris promet aussi, pour sa part, de dépasser dès cette année son objectif de 30% d'eaux protégées.
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