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Isabelle Autissier : "« Si l’océan était un pays, ce serait la cinquième puissance économique mondiale »

Voyageuse au long cours, première femme à avoir accompli un tour du monde à la voile en solitaire, Isabelle Autissier s’inquiète du temps qu’il fait tout en prenant le temps de vivre. Entre une vie de navigatrice émérite et une vie engagée en tant que présidente d’honneur du WWF France, l’exploratrice défend plus que jamais un retour au bon sens : celui de se déplacer et de voyager en conscience. (Cet article est issu de T La Revue de La Tribune - N°5 Juin 2021)

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(Crédits : DR)

Votre vie de navigatrice a été placée sous le signe de la course et de la vitesse. Il semble que vous ayez choisi de ralentir... Faites-vous désormais l'éloge de la lenteur ?

Isabelle Autissier Du fait que j'ai arrêté la course au large, j'ai eu envie de me construire une autre activité professionnelle et, en blaguant, je disais que je voulais aller le plus lentement possible ! D'ailleurs, je me souviens passer le Cap Horn en course et penser : voici un endroit où j'aimerais passer du temps, rester au mouillage quelques jours, afin de découvrir les criques et le reste de la Patagonie. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait ensuite. Mon bateau actuel, un vieux voilier que j'ai depuis plus de 15 ans, est très sûr, mais pas du tout rapide.

Mais quel est votre rapport au temps, exactement ? A-t-il changé avec le confinement ?

I.A. Pas avec le confinement. Lorsqu'on est à la voile, on a un rapport au temps complètement différent. J'emmène parfois des artistes, des scientifiques, des sportifs sur mon bateau et cela m'amuse beaucoup de voir combien certains sont exaspérés parce qu'on n'avance pas. Avec des vents contraires, on peut même reculer ! Lorsqu'on est sur un bateau, c'est un autre temps, celui de la mer, de la nature. Ce n'est pas un rapport à la montre. Cela n'importe pas que ce soit le jour ou la nuit, que ce soit dimanche ou lundi. Ce n'est pas le temps qui passe qui est important, mais le temps qu'il fait ! Et s'il faut rester quelques jours de plus en mer, vous vous imaginez bien que je ne suis pas malheureuse ! Enfin, même si, ces 10 ou 15 dernières années, j'ai été très active, donc très accrochée au temps, j'aime bien m'accorder une pause. D'ailleurs, lorsque je pars sur mon voilier, fin juin, je mets un enregistrement sur mon téléphone en disant que je ne consulterai pas mes messages avant septembre. Même si parfois, à l'approche des côtes, je peux avoir du réseau, je ne me sers pas de mon téléphone. C'est très bien comme cela. Je suis dans un univers marin. Et j'ai besoin de cette respiration, sinon, j'aurais du mal lorsque je reviens à terre et que je reprends mes autres activités. Je crois que les gens s'aperçoivent désormais qu'ils ont aussi besoin de cette respiration. À la faveur du premier confinement, certains ont découvert le temps. De façon agréable ou non, d'ailleurs. Mais ils étaient chez eux et le temps ne passait plus de la même façon. Et cela va sans doute rester dans un coin de leur tête. À l'issue de la pandémie, certains vont reprendre leurs activités comme avant, mais pour d'autres, je crois que cela aura été déterminant.

Vous avez dit : « Le peu invite au mieux et puisqu'il n'y a plus de liberté extérieure, cultivons celle de l'intérieur ». Pouvez-vous expliciter votre propos ?

I.A. La liberté intérieure dont je parle, c'est celle de pouvoir faire des choix. À part certains prisonniers dans des conditions extrêmes, nous pouvons tous faire des choix. Et je crois que nous avons bien plus de liberté que nous ne le pensons. Nous n'utilisons pas assez cette liberté intérieure. En somme, la liberté intérieure, c'est, malgré les contraintes évidentes de la vie en société, de ne céder sur rien. Personne n'est obligé de se conformer aux modes, aux injonctions, aux conseils... Nous pouvons, par exemple, nous détacher de la consommation à tout va, comme cela a été le cas, même de façon très relative, pendant le premier confinement. Nous nous sommes aperçus que nous n'avions pas besoin de courir les magasins. Par ailleurs, on voit bien que lorsqu'on prend le temps de regarder autour de soi, on peut trouver des idées, des solutions innovantes, sortir du cadre. Regardez, par exemple, lors du premier confinement, combien de personnes ont relevé le défi de reproduire des tableaux très connus avec les moyens du bord. Culture, créativité, partage, cela a vraiment été un beau moment.

 Si vous voulez ralentir dans la vie, il y a bien un sujet sur lequel nous sommes engagés dans une course de vitesse, c'est la lutte contre le réchauffement climatique...

I.A. En effet, nous n'avons qu'une dizaine d'années devant nous. Et pour l'instant, c'est encore très mal engagé. Si nous respections l'Accord de Paris sur le climat, nous serions à entre 3 et 5 degrés de réchauffement à la fin du siècle, ce qui aurait déjà des conséquences abominables. Déjà, une hausse de 2 degrés serait à peine vivable. Mais nous ne respectons même pas l'Accord de Paris ! Et c'est vrai également pour la France où, pourtant, l'Accord a été signé... Malheureusement, la Loi Climat va être beaucoup trop timide pour nous mettre sur une bonne trajectoire. Ce qui veut dire que maintenant, face au désastre annoncé, chaque dixième, chaque centième de degré va compter. Tout ce que l'on va pouvoir gagner en un peu moins de réchauffement ou en un peu plus de délai - c'est vraiment « encore une minute, monsieur le bourreau » - pourra nous aider à développer des adaptations. Des adaptations qui auront cependant leurs limites pour retarder les échéances. Et encore faut-il les mettre en œuvre... D'ailleurs, nous ne savons même pas si certaines formes d'ingénierie envisagées pour enlever le CO2 atmosphérique ne seront pas elles aussi dangereuses. Il ne s'agit pas de ce que nous allons laisser en héritage aux prochaines générations, mais de ce que notre génération va vivre : nous voyons déjà les impacts du réchauffement climatique et nous les verrons tous les jours un peu plus à l'avenir. Demain, le climat de Lyon sera celui du Caire aujourd'hui. Comment ferons-nous si les centrales nucléaires près du Rhône ne peuvent plus être refroidies, faute d'eau suffisante dans le fleuve ? Quid de l'agriculture ? Quid des villes qui vont être invivables lorsqu'il fera 45, voire 50 degrés ? Mieux vaut s'y préparer - et rapidement. Plus nous nous y mettons rapidement, plus nous aurons une chance de conserver des conditions de vie acceptables. La course de vitesse, c'est bien celle-là. Si nous avions pris en compte - et je parle des dirigeants à travers le monde - des premiers rapports internationaux, il y a 30 ans, nous aurions pu avoir une transition apaisée, plus facile. Plus nous irons vite maintenant, moins nous souffrirons. Or, malheureusement, non seulement nous n'avons pas écouté, pas agi au moment où il le fallait, mais même maintenant, certains disent que nous pouvons faire très peu, voire rien du tout...

Dans Notre avenir s'écrit dans l'océan*, vous dialoguez avec Francis Vallat, président d'honneur de l'Institut Français de la Mer. Quelle place occupe l'océan pour l'humanité ?

I.A. Il y a quelques années, le WWF a mené une étude sur l'océan pour en déterminer le PIB. En prenant toutes les activités - pêche, aquaculture, transport, tourisme... - si l'océan était un pays, ce serait la cinquième puissance économique mondiale. L'humanité vient de l'océan. C'est là que la vie est née, il y a plusieurs milliards d'années. En outre, ce qui caractérise la terre, c'est qu'il y a, précisément, des océans, qui occupent près des trois quarts de la planète. Et c'est grâce à l'océan que la vie continue, puisque la moitié de l'oxygène que l'on respire est produite par le plancton.

C'est grâce à l'océan que l'on a, par le biais des courants marins, un climat équilibré. C'est grâce à l'océan qu'environ 2 milliards d'humains peuvent avoir, en mangeant du poisson, des protéines. Sans oublier que l'océan absorbe environ 30 % des gaz à effets de serre et a absorbé 90 % du surplus de chaleur créé par l'augmentation des émissions de ces gaz à effet de serre. Si l'océan n'était pas là, la planète serait déjà invivable. Une grande partie de notre avenir dépend donc d'un océan en bonne santé.

Or au lieu de le protéger, on l'exploite avec de la surpêche, on le pollue avec du plastique, on l'acidifie. L'humanité va donc au-devant de problèmes gravissimes, tant au point de vue environnemental que social, avec, entre autres, des mouvements de migrations de plus en plus marqués en raison des changements climatiques. Les questions environnementales sont donc avant tout une question d'humanisme. Que va devenir l'humanité ? Nous avons besoin des autres espèces, de tout le vivant autour de nous. Notre cri de ralliement doit donc être : « Des ours et des Hommes ! »

Vous êtes allée au Spitzberg, au Groenland, en Terre de Feu... Est-ce que tout le monde doit faire comme vous, ne serait-ce que pour apprécier les beautés de la nature ?

I.A. Impossible ! J'y suis allée, à la voile, ce qui est moins impactant pour l'environnement, et pour des raisons professionnelles. Ces territoires ne peuvent pas accueillir des milliers de personnes, du fait que la vie, en particulier au froid, y est plus fragile. Il ne s'agit pas d'infliger à la nature davantage de perturbations et de pollution. Certains lieux, de mon point de vue, doivent être interdits, à part aux scientifiques qui les étudient. D'autres peuvent être ouverts, et le sont, mais avec des numerus clausus. Ainsi, en Antarctique, les bateaux qui organisent des croisières ne peuvent pas débarquer plus de 100 personnes à la fois et les touristes ne peuvent pas approcher les animaux à moins de 50 mètres. De toute façon, les mammifères marins et les animaux en général sont intelligents. Ils ont compris que les humains étaient dangereux et ils s'en vont à leur approche. Si les touristes sont trop nombreux, ils ne verront rien. Enfin, d'autres endroits peuvent supporter davantage de visiteurs, mais là encore, dans des proportions raisonnables. On voit d'ailleurs que certaines villes, je pense à Barcelone ou Venise, notamment, sont arrivées à saturation et se rebellent. Par ailleurs, nous avons toujours eu des constructions mentales et sociales à propos de la nature. Au Moyen Âge, à la Renaissance et jusqu'au XVIIIe siècle, elle était considérée comme quelque chose de sauvage, de redoutable, même. Mais les représentations changent. Aujourd'hui, la nature est parée de toutes les vertus. Elle en a, certes, mais c'est là encore une construction.

Vous avez chez vous le tableau d'un ami peintre représentant un chat noir sur un voilier, avec cette phrase issue d'un poème de Rudyard Kipling : « Je suis le chat qui s'en va tout seul et tous lieux se valent pour moi ». Pourquoi cette phrase ? Tous les lieux se valent-ils pour vous ?

I.A. En fait, ce que cela signifie pour moi, c'est que tous les lieux, même différents, peuvent avoir un attrait, apporter quelque chose. C'est en ce sens qu'ils se valent. C'est vrai pour une baie sauvage de l'Antarctique et, dans un tout autre registre, pour Vénissieux, par exemple. Les deux peuvent vous enrichir.

Le WWF s'alarme de la surreprésentation des SUV dans la publicité automobile. Est-ce un exemple d'action qu'il faut mener pour conscientiser les consommateurs ?

I.A. Oui, nous devons agir, même sur des sujets que certains considèrent comme marginaux. Le WWF a mené une étude sur les SUV et montré que c'est, après l'aérien, la deuxième raison pour laquelle la France ne tient pas ses engagements carbone. L'étude a également montré que les SUV étaient plus chers et plus accidentogènes (de 10 %), contrairement à ce que croient les consommateurs. Et les autorités continuent à dire que l'on ne peut pas les taxer, alors qu'ils sont plus polluants, ni même en limiter la publicité. C'est on ne peut plus décevant... Il ne s'agit pas d'interdire ces engins, mais de mettre en place une politique de découragement à l'achat, comme cela a été fait pour l'alcool et le tabac, par exemple. De nombreux dispositifs législatifs existent, en France et ailleurs, pour réglementer ce qui est le plus nocif, le plus dangereux pour les humains et la société. Mais là, du fait que les SUV sont plus rentables à la vente que d'autres types de véhicules, les constructeurs automobiles continuent à les pousser dans des publicités, sur fond de décors naturels avec des familles à bord, laissant ainsi entendre, de façon subliminale, que les SUV sont bons pour la nature et la sécurité... Jusqu'à quand va-t-on laisser la rentabilité des entreprises prendre le pas sur l'impact social et environnemental ? Jusqu'à quand va-t-on maintenir ces incohérences, puisque pas plus tard que lors du premier confinement, le gouvernement nous a assuré que des millions d'euros seraient investis dans des transports plus verts ? Et en fait, il donne de l'argent aux constructeurs automobiles sous prétexte qu'il faut défendre l'emploi.

À la sortie du premier confinement, le WWF avait publié une étude montrant que si l'on investissait à fond dans le train et des transports plus verts ainsi que dans l'agriculture bas carbone, cela pourrait créer deux millions d'emplois ! D'ailleurs, une économie plus verte demande en général davantage de main-d'œuvre.

Ne voyez-vous pas quelques signes encourageants tout de même ?

I.A. Oui, du côté des États-Unis, par exemple, avec la nouvelle politique mise en œuvre par le nouveau président Biden, qui mise, précisément, sur une économie verte, dans laquelle il veut investir massivement. De même, certaines entreprises s'engagent, car elles ont compris que leur compétitivité à venir en dépendait. On ne peut qu'espérer un effet « contagion » ou un essaimage dans l'ensemble du tissu économique. À condition de ne pas arriver après la bataille et à condition que les entreprises soient réellement engagées, sans faux-semblants. Si elles s'engagent, cela pourrait avoir un impact positif considérable. C'est d'ailleurs l'un des aspects que nous poussons au WWF.

Et chacun doit faire sa part, c'est bien cela ?

I.A. Absolument. Ainsi, dans le cadre du WWF, nous avons une appli, « We Act for Good », dans laquelle nous donnons nombre d'astuces, simples et pas chères, pour que chacun puisse réduire son empreinte carbone. Même chose pour les entreprises : elles commencent à s'intéresser à l'environnement et à leurs responsabilités en la matière, ne serait-ce que parce que leurs salariés et les consommateurs le demandent. Nous faisons tous partie du problème et nous détenons tous une partie de la solution. Et il y a bien, actuellement, un ébranlement des valeurs. Enfin, s'il faut travailler sur la technologie, afin de réduire l'empreinte carbone des activités humaines - même s'il n'y a pas, hélas, de baguette magique -, il faut aussi - et surtout - travailler sur la culture, pour ouvrir la voie à des changements comportementaux. Éviter de prendre l'avion à tout bout de champ, éviter le gaspillage d'énergie, miser sur les énergies renouvelables...

Comment comprenez-vous le concept de slow tourisme ?

I.A. De mon point de vue, ce concept implique la notion de conservation. Bien sûr, tout le monde doit avoir le droit de bouger sur la planète pour aller à la rencontre des autres ou découvrir de nouveaux paysages. Mais on emploie encore l'expression : « J'ai fait tel ou tel pays ». Qu'est-ce que cela signifie ? Pas grand-chose. Pis, aujourd'hui, certains se contentent de prendre un selfie devant le Taj Mahal ou autre, puis passent à autre chose. Ce zapping permanent est terrible. Qu'est-ce qu'ils ont vu de l'Inde ? Et ils n'ont certainement pas rencontré d'Indiens ! Pour cela, il faut rester un peu de temps sur place. D'ailleurs, plus on part loin, plus il faut y rester longtemps. Ne serait-ce, là encore, que pour des questions environnementales. Au lieu de passer un week-end aux Seychelles, mieux vaudrait y aller deux, trois mois d'affilée, une fois tous les dix ans. Ce serait plus raisonnable. On en revient donc au concept de temps. Et on n'est pas obligé d'aller à l'autre bout du monde pour voir de belles choses. Elles se trouvent aussi à 10 kilomètres de chez vous ! C'est particulièrement le cas de la France, qui offre une diversité formidable. D'ailleurs, à l'occasion de la pandémie et des contraintes qu'elle implique, j'ai redécouvert certaines parties de La Rochelle, où j'habite. En prenant de petites ruelles ou des chemins que je n'empruntais pas d'habitude avec mon vélo. En ce qui concerne le tourisme, il n'est pas besoin, pour être éthique, d'être hors de prix. Au lieu d'aller dans un hôtel de luxe, vous pouvez aller chez l'habitant. Et vous serez bien plus en prise avec la population locale. Pourquoi vouloir séjourner dans d'énormes complexes hôteliers, avec piscines multiples et discothèque le soir ? Je ne veux rien interdire, mais c'est comme la voiture, qu'il s'agit de ne pas utiliser partout, tout le temps. Nous avons un choix à faire pour les vacances et les loisirs. Si nous ne faisons pas ce choix, alors les autorités seront obligées, à un certain moment, d'interdire... En ce qui me concerne, les voyages, en général au long cours, sont essentiellement d'ordre professionnel ou débouchent, à terme, sur une activité, littéraire ou autre. Et je ne fais pas de zapping. Quant aux vacances, je n'en prends quasiment jamais ! Si ce n'est un week-end ou deux à ne rien faire du tout ces derniers 25 ans...

Quels sont vos actes citoyens en matière de respect de l'environnement, au quotidien ?

I.A. D'abord, la voile est moins impactante pour l'environnement que d'autres moyens de déplacement. Ensuite - et attention, je ne suis pas parfaite ! -, je cultive mon jardin, en bio, bien sûr, même si je suis loin d'être autosuffisante. Je fais mes produits ménagers à partir de plantes et ou de substances qui n'endommagent pas l'environnement. J'ai acheté l'une des premières voitures hybrides. Je me chauffe au bois. D'ailleurs, j'adore ce rite du matin, celui de prendre mon café, l'hiver, devant mon poêle vitré en admirant la flamme. J'ai fait faire le calcul de mon empreinte carbone : elle est à 5 tonnes par an, tandis qu'un Français émet en moyenne 11,9 tonnes d'équivalent CO2. Mais je ne suis pas, ou pas encore, à 2 tonnes, ce qui est ce que nous devrions tous avoir en France pour rester en dessous des 1,5 degré de réchauffement. Mais j'ai déjà l'impression de vivre mieux.

* Notre avenir s'inscrit dans l'océan, Isabelle Autissier, dialogue avec Francis Vallat (Bayard, mars 2021).

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Cet article est extrait de "T" La Revue de La Tribune n°5 - VOYAGES, l'ailleurs n'est pas si loin - Juin 2021 - Découvrez la version papier

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Commentaire 1
à écrit le 20/10/2021 à 16:59
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Madame,* Quand vous partirez en mer, emmenez moi : il n'y a qu'en mer que je sente bien. Huit jours en mer équivaut pour moi à un mois de vacances et je suis maintenant trop vieux pour faire un équipier avec des gens plus jeunes : vous avez emmené ...

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