Sobriété énergétique : Comment le Conseil régional de Bretagne veut alléger sa facture

Pascale Paoli Lebailly
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Loïg Chesnais-Girard, le président de la région Bretagne.
Reuters

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Comme les entreprises et les particuliers, les collectivités locales subissent de plein fouet la hausse des prix de l'énergie et des matières premières dans un contexte de tension sur la sécurité des approvisionnements.
Avec près de 90% des besoins énergétiques totaux et de 85% des besoins électriques couverts par des ressources produites hors de la région, la Bretagne reste un territoire très dépendant.
« En 2010, nous avons commencé à travailler sur le Pacte électrique breton afin d'éviter le blackout. Avec les trois piliers que sont la sécurisation, le travail sur les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables, la feuille de route reste absolument la même » observe Loïg Chesnais-Girard, le président de la région Bretagne.
Alors que le Forum économique breton (FEB 2022) s'ouvre ce mercredi à Saint-Malo, sur le thème « Construire nos indépendances » (alimentation, industrie, énergie), le président de la Région Bretagne est revenu, mardi lors d'une conférence de presse, sur les grands dossiers de la collectivité et les actions du territoire pour gagner en souveraineté.
Pour la Bretagne, qui ne produit que 20% de l'électricité qu'elle consomme (4,1 TWh environ sur 21,6 TWh), et où 75% de l'énergie consommée proviennent du gaz et du pétrole, l'enjeu est majeur. La collectivité entend donner l'impulsion et alléger aussi la note finale.
A l'heure de la rentrée des 78.000 lycéens scolarisés dans les 115 lycées publics, Loïg Chesnais-Girard a ainsi annoncé que la température dans les classes ne devrait pas excéder 19 degrés.
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« La consigne était orale, aujourd'hui elle devient écrite. Avec 1.500 bâtiments et deux millions de mètres carrés, les lycées, qui bénéficient depuis 2019 d'un plan d'isolation, représentent 90% de la surface des équipements publics du Conseil régional. L'énergie représente 55% des dépenses de fonctionnement d'un établissement. En 2019, la facture énergétique (fioul, gaz, électricité) s'élevait à 8 millions d'euros globalement », commente l'édile à La Tribune. « Pour 2022, on m'annonce une augmentation à 15-18 millions d'euros, soit un surcoût à près de 10 millions d'euros. Un degré en moins, c'est 7% d'économies de consommation. Nous allons mettre en place les outils d'évaluation et baisser également le chauffage dans les salles de sport ».
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Pascale Paoli Lebailly