Recyclage des plastiques : quand l’agriculture montre l’exemple
Nathalie Jourdan
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L'éco-organisme Adivalor a collecté 9.300 tonnes de big bags agricoles l'an dernier en France
Adivalor
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L'éco-organisme Adivalor a collecté 9.300 tonnes de big bags agricoles l'an dernier en France
Adivalor
Voilà au moins un sujet sur lequel les adeptes de l'agribashing trouveront peu à redire. Si l'agriculture française est une grosse consommatrice de plastiques -on parle même de plasticulture-, elle sait aussi les recycler dans des proportions importantes. Qu'on en juge. Adivalor, l'éco-organisme chargé d'organiser leur ramassage et leur valorisation, indique avoir collecté, l'an dernier, 89.000 tonnes de ces déchets agricoles -soit 77% du gisement hexagonal- pour un taux de recyclage tutoyant les 90% (hors films de paillage). Une performance à rendre jaloux d'autres secteurs.
Fort de ses bons résultats, Adivalor accentue aujourd'hui ses efforts pour « localiser en France un maximum de capacité de recyclage », explique son directeur général Ronan Vanot. La société vient ainsi d'annoncer la construction près de Gisors dans l'Eure de la première unité française de recyclage des big bags : ces grands sacs utilisés dans l'agriculture pour conditionner les engrais, les produits phytosanitaires ou les semences. Massivement collectés, ces emballages constitués de polypropylène et de polyéthylène étaient jusqu'ici envoyés en Italie, Espagne et Pologne pour être transformés à nouveau en billes de plastique. A compter de l'été prochain, ils subiront donc le même traitement mais sans passer les frontières.
Soutenu par France Relance, le projet est né d'un partenariat entre l'éco-organisme qui approvisionnera l'installation en big bags et l'entreprise Novus, fondée par deux entrepreneurs normands dont Luc Letierce, président du groupe All Sun installé dans l'Eure et spécialisé négoce de fournitures agricoles. A l'origine de la mise au point d'un procédé innovant inspirée des broyeurs agricoles, Novus indique engager 10 millions d'euros dans l'opération. L'usine, qui comptera une quinzaine de salariés, devrait être en capacité de fournir à terme quelque 10.000 tonnes de matière plastique recyclée de « haute qualité ». « Elle pourra être incorporée dans la fabrication d'emballages neufs, en substitution de matière plastique vierge », assurent les partenaires.
Nathalie Jourdan