Faillite d'Universal Hydrogen : « Nous sommes arrivés trop tôt »

Florine Galéron
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Pierre Farjounel, directeur général des opérations européennes d'Universal Hydrogen.
Rémi Benoit

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Pierre Farjounel, directeur général des opérations européennes d'Universal Hydrogen.
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Fin de parcours pour Universal Hydrogen à Toulouse. La startup californienne fondée en 2020 par l'ancien CTO d'Airbus Paul Eremenko a fait faillite fin juin, comme l'a révélé le Seattle Times. En plus de son siège américain, Universal Hydrogen avait créé fin 2021 un centre d'ingénierie dans un hangar de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Plutôt que d'imaginer un avion à hydrogène de A à Z, comme ambitionne de le faire Airbus avec l'avion ZeroE, la jeune société a opté pour l'intégration de capsules d'hydrogène liquide sur des avions de transport régional déjà en service de type ATR 72 ou Dash 8. Moyennant une légère réduction du nombre de passagers, la startup visait un aéronef avec une autonomie de 500 milles marins soit environ 1.000 km.
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En mars 2023, Universal Hydrogen avait réalisé un premier vol pendant 15 minutes aux Etats-Unis de son avion Dash 8 alimenté par une pile à hydrogène dans lequel l'un des moteurs avait été remplacé par son groupe motopropulseur électrique à pile à combustible. A Toulouse, la société avait réalisé à l'automne dernier une opération complète de chargement et de déchargement de ses capsules d'hydrogène (à vide) sur son avion ATR-72 en conditions réelles sur le tarmac de l'aéroport Toulouse-Blagnac. La solution d'Universal Hydrogen avait déjà conquis une douzaine de compagnies aériennes dont Amelia en France, qui assure notamment une ligne entre Paris-Orly et Rodez.

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