Immobilier montpelliérain : entre ville et campagne, « des comportements irrationnels »
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Thomas Brée, dirigeant de l'agence immobilière France Gestion à Montpellier et président de la FNAIM Hérault.
DR
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Thomas Brée, dirigeant de l'agence immobilière France Gestion à Montpellier et président de la FNAIM Hérault.
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La remontée des taux est observée avec inquiétude par les ménages mais le ralentissement de la production de crédits immobiliers n'est pas tant lié à cette hausse, plutôt contenue (selon les chiffres de la Banque de France, publiés le 5 mai dernier, les taux moyens pratiqués étaient de 1,17% en avril, contre 1,1% en décembre, hors assurance et sûreté), qu'à des contraintes réglementaires et à une dégradation de l'environnement. Même si en ces temps chahutés d'une économie mondiale perturbée par la crise sanitaire puis par le conflit en Ukraine et une inflation à la hausse, la pierre reste un placement rassurant et porteur...
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Pour expliquer ce phénomène récurrent de hausse des prix qui semble ne pas avoir de fin, le dirigeant incrimine un système qui s'est inversé : « Aujourd'hui, ce ne sont plus les agents immobiliers qui fixent le prix d'un bien, c'est le vendeur ! Ils demandent des prix trop élevés et comme ça ne correspond pas au marché, ça ne se vend pas. Le marché se retrouve comme anesthésié, même s'il y a une forte demande ».
L'accès à la propriété reste ainsi complexe pour les ménages modestes, qui sont obligés de rogner sur certains de leurs besoins pour y parvenir.