Après trois années d'embellie pour la filière nautique, le ralentissement de l'économie et le contexte géopolitique semblent indiquer, selon Jean-Paul Chapeleau, président de la Fédération des industries nautiques, que « 2025 sera particulièrement complexe pour les professionnels ». En écho à l'annulation du salon de Paris, l'annonce de la fermeture définitive du salon de Göteborg (Suède), pilier depuis 60 ans du nautisme en Scandinavie, n'envoie pas de bons signaux.
Dans ce contexte assez plombant, Tenderlift, un des spécialistes sur le marché mondial des plateformes hydrauliques pour bateaux, a fait le choix d'investir de manière contracyclique, « pour être prêt à enclencher un nouveau cycle de croissance », indique son dirigeant Benoît Chatillon. Avec son épouse Hélène (ex-conseil en stratégie chez McKinsey puis en finance chez Christian Dior Parfums et Schneider Electric), cet ancien de Saint Gobain a repris la société roussillonnaise en 2020 et en quatre ans, après avoir bouclé le rachat d'Hydronautic (TPE bordelaise spécialisée dans le pilotage de gréements de grands voiliers), a triplé son chiffre d'affaires (10,5 millions d'euros en 2024) et ses effectifs (62 collaborateurs). Basées sur l'énergie hydraulique, ses plateformes sont utilisées à bord des bateaux pour le relevage et la mise à l'eau de l'annexe ou d'un jet-ski, et peuvent aussi servir de pont additionnel, de plateforme de plongée ou de plage de baignade.