Idée reçue (2/5) : Pour baisser les déficits, il est préférable de couper dans les dépenses

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Jean Claude Trichet, auparavant à la tête de la BCE, a toujours défendu les baisses de dépensesCopyright Reuters
Jean Claude Trichet, auparavant à la tête de la BCE, a toujours défendu les baisses de dépensesCopyright Reuters (Crédits : <small>DR</small>)
La Tribune poursuit ses séries d'été. Cette semaine: les idées reçues de 2013, en économie. Deuxième chapitre: afin de réduire le déficit, les gouvernements doivent plutôt baisser la dépense qu'augmenter les impôts

C'est une idée bien ancrée dans le monde politique -y compris parmi les socialistes-, tout comme, bien sûr, dans les milieux patronaux : pour réduire les déficits publics, mieux vaut couper dans les dépenses qu'augmenter les impôts, cela nuit beaucoup moins à l'activité économique.

Cette idée a-t-elle été validée par des économistes, par des recherches qui font consensus ? Absolument pas. Elle a été développée seulement par un économiste italien, Alberto Alesina, qui s'est fait fort d'étudier les épisodes dits de consolidation budgétaire. Il en a tiré deux conclusions : la réduction des déficits ne pèse pas sur la croissance, et mieux vaut la mener via la baisse des dépenses publiques.

Erreurs méthodologiques
Le hic, c'est que ses travaux, comme ceux de ses collègues Reinhart et Rogoff, dont on a appris au printemps que les conclusions reposaient sur des erreurs de calcul, sont critiquables, d'un point de vue méthodologique.

Alberto Alesina considère qu'une baisse constatée du déficit public corrigé des effets de la conjoncture -tel que calculé par l'OCDE-, quand elle atteint 1,5 point de PIB d'une année sur l'autre, est le signe d'une politique délibérée de réduction des...

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a écrit le 28/09/2013 à 17:20 :
ces théories hasardeuses tout comme la démagogie des syndicats, administrations, politiciens de gauche, partent du principe sous entendu que la dépense publique est incompressible. Elle serait donc optimisée, au sein d'une organisation parfaite, au top de la performance, pas un euro d'efficacité à gagner ! mais c'est tout le contraire, les rapports ocde, cour des comptes, ne font que signaler la gabegie et les économies pharamineuses possibles tout en apportant plus de service : les régimes spéciaux (20 milliards), les caisses noires des députés et sénateurs (2 milliards), le mille feuille (20 milliards), la sécu, plusieurs dizaines de milliards en tourisme hospitalier, médicaments trop prescrits.., les syndicats : 5 milliards, etc etc..entre 250 et 300 milliards par qui seraient bien plus utiles et efficaces ailleurs à développer l'emploi. ces économistes sont des charlatans qui n'ont aucune compétence de gestionnaires
a écrit le 28/09/2013 à 17:13 :
un vrai délire, car on ne fait jamais la différence entre dépenses productives et improductives, premier souci de tout gestionnaire, ce que ne sont pas du tout ces philosophes qui se disent économistes. En clair, si un ménage a beaucoup de dépenses superflues, qu'il ne boucle plus les fins de mois parce qu'il a perdu un salaire, qu'il est déjà très endetté, est ce que la solution est de ne toucher à rien et de se surendetter ? première urgence : tailler dans les mauvaises dépenses (30% en france), se refaire une trésorerie, et repartir de plus belle. mais nos politiques lâches et incompétents préfèrent ne toucher à rien, augmenter le datte, et augmenter les impôts, donc tuer l'emploi, alors que ces énormes dépenses inutiles qui permettraient de baisser les charges, augmenter le pouvoir d'achat, développer l'emploi, diminuer la dette - une logique de bon sens élémentaire, trop compliqué pour ces politiciens et économiciens qui n'ont jamais rien géré, juste capables d'augmenter les dépenses et saigner le privé, total délire
a écrit le 06/08/2013 à 13:08 :
Évidement réduire les dépenses fait baisser les recettes d impôt mais la fuite en avant c est de la folie
C est bien les dépenses les subventions etc mais a la fin on fait comment avec les montages de dettes de l inflation ou la méthode chypriote saisi des comptes Il n y a pas d autre alternative
a écrit le 05/08/2013 à 22:56 :
Couper dans les dépenses idée géniale, mais lesquelles ; les explications se font plus touffues, mais une constante cependant, ne pas toucher au remboursement des intérêts de la dette , alors que comme pour les accèdants à la propriété une révision des taux pourraient se faire car les taux actuels ayant sérieusement baissés une négociations serait la bienvenue.

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