L'appel d'offres français pour l'éolien "offshore" sera confirmé ce mardi

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Reporté plusieurs fois, l'appel d'offres pour 3.000 MW d'éolien "offshore" au large des côtes françaises sera confirmé ce mardi par Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement à Saint-Nazaire.

Attendue de longue date par les industriels français et étrangers, la première tranche de l'appel d'offres éolien "offshore" sera enfin annoncée officiellement par Nicolas Sarkozy en personne lors d'un déplacement ce mardi à Saint-Nazaire. La région est l'une des cinq "zones propices" désignées, qui s'étalent de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) au Tréport (Seine-Maritime). Initialement, il avait été question de dix zones propices, mais certaines d'entre elles ont d'ores et déjà été rayées de la carte sous la pression des élus locaux. Ce fut le cas de Noirmoutiers, auquel s'est farouchement opposé Philippe de Villiers.

Cette première tranche porte sur 3.000 MW, la moitié de la puissance installée en mer prévue par le Grenelle de l'Environnement à l'horizon 2020. L'installation de ces premières 600 turbines correspond à un investissement de quelque 10 milliards d'euros.

Tous les grands énergéticiens européens sont sur les rangs. Les français Areva (qui a racheté il y a quelques mois l'allemand Multibrid) et Alstom se positionnent sur la fabrication des turbines. Ce dernier, propriétaire de l'espagnol Ecotechnia, a conclu il y a quelques jours un accord exclusif avec EDF Energies Nouvelles, précisément pour répondre à cet appel d'offre. Les modalités en seront précisées dans les prochains mois par la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Le tarif de rachat fixé aujourd'hui à 13 centimes d'euros est jugé très insuffisant par les opérateurs, d'autant plus que le coût du raccordement reste à leur charge, contrairement aux autres pays européens où il est pris en charge par les opérateurs électriques. Dans le cadre de cet appel d'offres, un prix du kilowattheure sera proposé par les opérateurs, projet par projet. Outre les énergéticiens et les fabricants de turbines, tout un tissu de sous-traitants est intéressé dans les régions concernées, où se sont d'ailleurs déjà constitués des pôles d'entreprises.

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a écrit le 05/02/2011 à 8:45 :
Non, les éoliennes ne nous plaisent pas, surtout quand on habite juste à côté. Et quand on sait qu'une éolienne produit en moyenne 23% de sa puissance nominale ; que le courant éolien coûte plus cher ; que la production, dépendant du vent, est aléatoire et variable ; que parce qu'elle est aléatoire et variable, il va falloir construire des centrales thermiques pour gommer les hausses et les baisses de production ; que ces centrales thermiques vont nous faire émettre davantage de CO2, alors que le but du Grenelle de l'Environnement était de réduire ces émissions ; que ces éoliennes en mer vont modifier les fonds marins et risquent de nuire à la faune, aux pêcheurs et à tous ceux qui gravitent autour ; et qu'elles vont nuire au tourisme... on ne peut être que CONTRE. Et n'oubliez pas que démonter des éoliennes à terre, c'est sans doute facile, mais qu'au fond de la mer, ça risque fort de ne pas être la même histoire, et qu'à moins de plonger pour aller voir comment c'est fait, personne n'en saura rien. Alors des éoliennes à terre, dans votre jardin si vous les aimez tant, pourquoi pas ? Mais en mer, NON. La mer doit rester aux marins.
a écrit le 25/01/2011 à 8:11 :
Les éoliennes ne vous plaisent pas ? quand on aura trouvé mieux on les démontera en quelques semaines ..... Contrairement au nucléaire: démonter une centrale coûte une fortune et les déchet nucléaires nous empoisonneront pour des centaines de milliers d'années . Qui paiera le gardiennage et le déconditionnement des déchets nucléaires pendant 100 000 ans , sûrement pas Areva ! qui aura disparu depuis longtemps avec ses bénéfices . Nos descendants paieront un impôt sur les déchets nucléaires pendant 100 000 ans ...C'est un véritable délire ! Les décideurs ne voit pas à plus de 5 ou 10 ans devant eux et ils nous engagent pour 100 000 ans !

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