"Nous sommes partis en retard mais nous nous rattrapons"
Dominique Pialot
Dominique Pialot
La France vous semble-t-elle bien armée dans la course au "green business" ?
Dans certains secteurs, nous avons des atouts indéniables. Nous fabriquons les automobiles les plus propres au monde, en dehors même de l'innovation de rupture sur le véhicule électrique où Renault est très avancé. Nous sommes en pointe dans le ferroviaire avec des entreprises comme Alstom. Nous sommes également bien placés dans le nucléaire, une énergie verte, dans laquelle la France est très solide. Areva a d'autres cordes à son arc que l'EPR. Schneider est leader dans le « smart grid », un maillon essentiel du green business, qui peut se diffuser largement dans le tissu industriel. Enfin, dans le bâtiment, où la France s'est imposé des normes très strictes, les industriels comme Lafarge ou Saint-Gobain répondent avec une offre adaptée.
En dehors des secteurs bien installés qui se verdissent, où se situe la France ?
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Sur d'autres sujets, notamment le solaire ou l'éolien, nous sommes partis en retard, mais nous nous rattrapons. Les à-coups sur ces marchés, justifiés sur le fond, ont pu être maladroits dans la forme, et préjudiciables au développement harmonieux des filières. Or, quand on n'est pas les premiers, on se développe par morceaux et on est contraint d'importer. L'important, sur le solaire, c'est de bien structurer la filière, en essayant de remonter le plus en amont possible. La France n'est pas présente dans le solaire de première génération, mais certaines sociétés comme Rhodia ou Total ont investi dans des start-up de deuxième ou troisième génération.
Dominique Pialot
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