L'éclaircie au bout du tunnel pour l'énergie solaire

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Le secteur traverse une très mauvaise passe, mais un rapport de McKinsey affirme que dans moins de dix ans, les entreprises qui auront passé le cap proposeront des prix compétitifs avec ceux des énergies conventionnelles.

Les ténèbres avant l'aube. C'est à peu près le titre de la dernière étude publiée par McKinsey sur le secteur du solaire : « Solar Power : Darkest before the dawn. » Sans minimiser la gravité de la situation actuelle, où chaque jour, ou presque, apporte son lot de licenciements massifs quand il ne s'agit pas carrément de faillites, le cabinet de conseil en stratégie voit le secteur continuer de croître grâce à une poursuite de la baisse des coûts, de 10 % par an en moyenne d'ici à 2020.

Les experts en sont d'autant plus convaincus que les prix vont continuer de baisser pour des raisons classiques liées à l'industrialisation : économies d'échelle, amélioration des process, système d'achats et chaîne d'approvisionnement plus performants, ou encore design amélioré des panneaux. Ces mêmes leviers ont d'ores et déjà permis une baisse de 75 % au cours des sept dernières années. Toute innovation technologique majeure ne ferait qu'amplifier le phénomène.

Des prix bientôt compétitifs avec ceux des énergies conventionnelles

Selon le rapport, la capacité de production devrait doubler dans les trois à cinq prochaines années. Le coût par Watt crête (Wc) pourrait atteindre 1 dollar pour un système posé sur le toit d'un logement. Et même s'il ne baissait que jusqu'à 2 $/Wc, cela permettrait au secteur d'ajouter de 400 à 600 gigawatts (GW) supplémentaires d'ici à 2020.

Le rapport n'esquive pas les difficultés que rencontrent aujourd'hui la plupart si ce n'est la totalité des entreprises du secteur. Confrontées à une situation de surcapacité en même temps qu'à une chute brutale de la demande liées aux réductions drastiques des tarifs de rachat. C'est grâce aux économies d'échelle, à la différentiation technologique et à la poursuite de l'industrialisation que certaines passeront ce cap difficile et atteindront un stade où la compétitivité des coûts les rendra indépendantes de ces subventions publiques.

Un bouleversement du secteur de l'énergie dans son ensemble

Autre point, sans doute le plus intéressant du rapport, cette « parité » entre les coûts des énergies renouvelables et ceux des énergies conventionnelles (dite parité réseau) bouleversera le secteur de l'énergie dans son ensemble.

Dans les pays émergents ne bénéficiant pas d'infrastructures électriques, les énergies renouvelables permettront d'apporter l'électricité à des millions de personnes vivant en zones rurales.
Mais même dans les pays de l'OCDE, une croissance rapide de l'énergie décentralisée pourrait changer la donne. D'ici moins d'une dizaine d'années, le solaire représentera une alternative crédible lorsqu'il s'agira de construire de nouvelles infrastructures énergétiques. Pour McKinsey, il ne faudra pas plus de deux à trois ans pour que leur coût soit compétitif pour l'énergie de pointe, et moins de dix ans pour l'énergie de base.
 

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Commentaires
a écrit le 26/04/2012 à 19:37 :
The electro-mechanical machine I do mention on my precedena message of the 24 of April is the answer to both The EOLIEN AND THE SOLAR ENERGIES.
Qu'on se le dise. JJR
a écrit le 26/04/2012 à 5:52 :
Nous ne pouvons nous fier aux éléments communiqués dans le contexte de développement des énergies renouvelables, tel que la France l'envisage pour le moment. Il apparaît nettement que ce développement n'est pas sa priorité et qu'en conséquence les motivations n'y sont pas. Les articles qui paraîssent tiennent plus à une justification capable une fois de plus de présenter un aspect différent du choix réel.
a écrit le 24/04/2012 à 12:54 :
Le solaire photovoltaïque est pour l'instant une vaste bêtise... un chauffe eau solaire est plus rentable !
Réponse de le 25/04/2012 à 3:59 :
Une vaste bêtise, quel point de vue extrêmiste !! Le solaire thermique c'est très bien et d'un très bon rendement mais le photovoltaïque en plus c'est bien aussi. Les toits ont désormais de la valeur : qu'ils servent à être végétalisés, produire du thermique d'abord et ensuite du photovoltaïque est très positif. Sans parler du chauffage solaire type Clips'air, du couplage avec une pompe à chaleur pour augmenter le cop et viser 7 type Centrotec etc. Par exemple le thermique l'été il y en a souvent trop, le photovoltaïque a une autre fonction et une production continuelle au moins de jour actuellement. Son rendement va encore évoluer vers les 40% et son prix encore baisser au moins d'autant. Comme thermique et photovoltaïque s'intègrent désormais et que l'on n'a pas toujours besoin de toute la place du toit pour le thermique, çà ne coûte guère plus cher de profiter des travaux pour l'intégrer avec du photovoltaïque et globalement c'est plus rentable étant donné que la main d'oeuvre coûte cher.
a écrit le 20/04/2012 à 23:24 :
Le solaire est compétitif dans plus de la moitié des pays du monde et çà va encore s'accélérer. Beaucoup de français sont encore en retard en matière de connaissance technologique et ne voient pas la vague venir. Le stockage évolue également très vite. Les prévisions de Mc Kinsey sont assez fiables et très probables. On peut le constater pour d'autres pays avec des résultats concrets. Ces données sont notamment confirmées par les panels professionnels lors d'enquêtes à l'occasion de congrès et par d'autres études plus scientifiques et techniques que Mc Kinsey.
Réponse de le 24/04/2012 à 13:02 :
Ne compter jamais sur les autres ... encore moins sur les politiques ! A bon entendeur salut !... Le soleil c'est gratuit ... faites de l'eau chaude ... ce n'est pas moi qui l'ai inventée !
a écrit le 20/04/2012 à 18:54 :
McKinsey nous avait habitués à des études plus sérieuses : comment peut-on se laisser abuser par le concept fumeux de "parité réseau" ? ce n'est qu'une argutie publicitaire du SER (Syndicat des Energies Renouvelables) qui passe complètement sous silence la nécessité de compléter chaque installation solaire par une installation capable de prendre le relais pendant la nuit et les jours de temps nuageux. Si l'on tient compte de cette caractéristique incontournable, la compétitivité du solaire n'est pas envisageable avant plusieurs décennies. Alors bien sûr, les usages locaux du solaire dans des lieux isolés, loin des réseaux, peuvent se développer car ils commencent à être rentables, du moins dans les régions les plus ensolleillées, car l'économie sur les réseaux compense le coût des dispositifs de back-up (batteries ou groupes électrogènes), mais dans un pays comme la France c'est totalement illusoire.
Réponse de le 20/04/2012 à 23:09 :
Mais non mais non, reportez-vous aux rapports d'Erdf, une part de 30% d'énergies renouvelables est parfaitement gérable dans le contexte actuel "sans apport thermique ou autre supplémentaire". Penchez-vous aussi sur le fonctionnement du réseau ENTSO-E de plus en plus vaste Europe + Mena. Par ailleurs les choses évoluent très rapidement en matière de gestion, prévision, stockage etc. Il faudrait peut-être mettre à jour vos données et être un peu plus en "pointe" des technologies.
Réponse de le 21/04/2012 à 20:19 :
vous m'opposez des données dont vous ne mentionnez pas les coordonnées précises ; de plus, vous ne répondez que sur la faisabilité technique, pas sur la compétitivité.
Réponse de le 22/04/2012 à 1:25 :
Je ne peux pas vous lister ici une multitude de liens sur le sujet si vous ne connaissez pas mais reportez vous aux déclarations d'Erdf sur la part d'enr qu'ils peuvent gérer sans problèmes, il y a en particulier toute une émission sur Lcp, la dirigeante d'Erdf liste très en détail et très clairement cet aspect et la vidéo récente doit pouvoir être retrouvée. C'est un sujet connu et aucun problème de réseau n'a d'ailleurs encore été relevé. Quant à la compétitivité du solaire en France elle ne va certainement pas demander plusieurs décennies comme vous l'affirmez. Le rapport de Mc Kinsey est plus dans le vrai et confirme bien d'autres études, rapports et enquêtes professionnelles à l'occasion par exemple des derniers congrès solaires internationaux que vous pouvez également retrouver, de même que la situation dans le monde, les appels d'offres solaires, par exemple en Inde ou le solaire est compétitif par rapport au charbon importé pourtant pas très cher, c'est du concret immédiat, ou encore en Californie ou les gens basculent de plus en plus vers l'énergie solaire dès lors qu'elle est moins chère que l'électricité locale pourtant pas très élevée également.Ce phénomène se produit de plus en plus ailleurs. Le prix du solaire doit encore baisser au cours des années à venir et les rendements augmentent, les choses s'accélèrent donc, les taux de croissance encore élevés malgré la crise le prouvent. Pas de raison que cette évolution soit différente en France. De plus en plus de sociétés dans le monde se développent rapidement en louant les toits pour vendre de l'électricité solaire et leurs chiffres d'affaires explosent malgré la baisse voire l'arrêt des subventions, c'est un signe parmi beaucoup d'autres qui ne trompe pas et permet à nombre de gens de recevoir des revenus sans investir et change rapidement la vision de l'énergie (et de sa toiture). Dans le même temps le prix du nucléaire augmente de façon incontournable entre autres pour des questions de sécurité (+ 30% minimum prévu sur 5 ans, 7 milliards d'euros pour un EPR d'une durée moyenne de 30 ans de technologie déjà dépassée, sans parler de stockage, démantèlement, risques, etc, abandon du secteur par Siemens, des groupes américains etc) . En Allemagne des grands producteurs d'énergie ne créent pas de nouvelles centrales à charbon car pas assez compétitif. Il perdent des parts de marché chaque année à chaque nouvelle avancée des énergies renouvelables et font baisser le chiffre d'affaires sur les autres énergies quand il investissent eux-mêmes sur les énergies renouvelables. Le Danemark qui a pourtant largement investi sur l'éolien a une énergie moins chère que la nôtre alors que nos investissements dans le nucléaire sont bien plus anciens. Des grands groupes investissent dans le solaire, Total avec Sunpower, Bosch etc. En Asie les chinois, japonais, coréens etc y sont en particulier très actifs. L'université de Stanford a édité un rapport démontrant que c'était en 2010 que le solaire avait passé le cap de la compétitivité dans le monde et que la situation allait en s'accélérant. En France c'est surtout la main d'oeuvre d'installation qui coûte mais çà ne prendra pas des décennies avant que les gens ne se rendent compte que leur facture est plus élevée que ce qu'ils pourraient rapidement amortir avec le solaire et c'est aussi surtout une question d'organisation, de tailles d'entreprises, de volumes. Intégré dans un bâtiment neuf les coûts chutent. En Allemagne la demande reste forte. Vous raisonnez comme s'il fallait chaque fois ajouter une centrale thermique alors que l'on travaille sur un réseaux ENTSO-E de plus en plus large Europe, Afrique du Nord, Moyen-Orient ...et que jusqu'à un seuil élevé l'intégration ne pose pas de problème. De plus les prévisions sont de plus en plus fines, la gestion du réseau avait lieu d'être améliorée comme on le voit certains hiver ou été et l'arrivée des nouveaux compteurs devrait aider apportant encore un seuil plus élevé d'intégration des enr sans ajouts d'élements externes. Eléments externes qui de toutes façons sont parfois au départ ou à un moment donné obligés quelles que soient les énergies car le nucléaire est non stop, le gaz et le pétrole ont leurs problèmes de fournitures fréquents, de ruptures d'approvisionnements (pipelines, flotte de navires etc), de stockages, grèves, hausses de cours etc et il faut répondre plus que jamais à la diminutions des importations d'énergies de plus en plus coûteuses : plus de 50 milliards d'euros par an dans le déficit commercial. Au delà d'un certain seuil élevé d'acceptation du réseau, le stockage fait de toutes façons lui aussi des progrès en termes techologiques et de coûts, les rendements sont élevés et les coûts faibles pour beaucoup de techniques (des step aux batteries métal liquide en passant par les gaz de synthèse, voire même de plus en plus pour l'hydrogène comme le démontre l'Allemagne dans plusieurs régions disposant d'un mix d'énergies renouvelables).
Réponse de le 23/04/2012 à 16:17 :
Quel torrent d'affirmations pour la plupart aussi vagues que péremptoires... Je n'ai évidemment pas le temps de réfuter point par point tous ces arguments ; simplement, sur le nucléaire : même si son coût augmentait de 30% sur 5 ans, il resterait largement compétitif par rapport à toutes les autres énergies ; mais ce 30% me paraît peu vraisemblable étant donné que les dépenses de sécurisation post-Fukushima sont chiffrées par EDF à 10 milliards d'euros, ce qui n'accroitra que de 0,1 % le coût du kWh ; quant au coût de l'EPR, certes celui des 2 premiers exemplaires est élevé (presque aussi cher au MW que les éoliennes offshore, mais elles produisent 3 fois moins...) mais, avec l'effet d'apprentissage, qui n'est pas une exclusivité des EnR, son coût baissera pour les EPR suivants.
Quant à l'argument selon lequel l'irrégularité de la production des éoliennes et du solaire peut être absorbée par le réseau ENTSO-E, c'est vrai (à quelques bémols près) dans la situation actuelle où ces équipements ne produisent encore qu'une faible part des kWh (2,5% en France, 5% sur l'ensemble des pays ENTSO-E) ; il n'en irait plus de même si cette part devenait très importante, auquel cas il deviendrait indispensable d'ajouter des capacités de production ou de stockage en back-up pour chaque MW solaire ou éolien ; actuellement, le facteur de charge (production nette moyenne horaire/puissance installée) est de 22% pour l'éolien et 12% pour le solaire contre 82% pour le nucléaire. L'extension du réseau ENTSO-E n'apporte pas de solution, étant donné qu'au-delà de quelques centaines de km le taux de pertes en lignes devient prohibitifs (à moins de construire des lignes 1000 kV comme au Québec ou en Sibérie, mais comme les riverains et/ou les écolos s'opposent systématiquement à toute construction de ligne HT, il ne faut pas rêver...) ; les STEP sont de véritables trésors pour les compagnies qui en ont, comme EDF, mais hélas il est devenu aussi difficile d'en construire de nouvelles que pour les lignes HT ; quand aux autres moyens de stockage, ils sont tous au stade de la recherche et n'atteindront pas le stade de la compétitivité avant plusieurs décennies.
Pour ma part, je pense que les seules énergies renouvelables qui ont des chances de contribuer à grande échelle à la décarbonation des systèmes énergétiques seront le solaire thermique à concentration et les biocarburants de 2è ou 3è génération, mais avant qu'ils soient au point, les seuls outils performants dont nous disposons sont les économies d'énergie et le nucléaire.
Réponse de le 24/04/2012 à 1:57 :
Vous pouvez vérifier toutes mes affirmations. Je ne parlais pas du coût mais du prix de l'électricité nucléaire tel que demandé au minimum par EDF (+ 30% nets sur 5 ans) et qui n'est qu'un début pour diverses raisons trop longues à lister ici. Vous comparez le coût d'une technologie éolienne offshore neuve actuelle avec des centrales nucléaires largement amorties donc calcul incomplet dans lequel vous n'intégrez pas tous les paramètres. La part du public dans le financement tout compris du nucléaire est bien plus importante que dans celle de l'éolien qui fait appel à des investisseurs et développeurs privés. Le fait de multiplier les Epr ne réduit pas leur coût, ce n'est pas une fabrication à la chaîne et diverses études montrent bien la progression des prix du nucléaire sur quelques décennies. L'Epr est une technologie dépassée, il y a mieux à faire. Vous n'intégrez pas toutes les charges, recyclage, démantèlement, stockage, sans parler des risques et celles prises par l'Etat. Il est statistiquement probable qu'un accident nucléaire intervienne en France et ce serait calamiteux (1 accident majeur tous les 22 ans en moyenne dans le monde et l'écart se resserre avec le nombre et l'ancienneté), il n'y a pas d'exception française en la matière. Vous pouvez avoir une idée plus précise des prix de démantèlement par ceux appliqués en Grande Bretagne et en Allemagne bien supérieurs à ceux annoncés en France ou le lobby nucléaire est important. De même sur le prix de l'éolien il faut analyser non pas un rapport établi par un lobby en France ou des "experts" proches d'un lobby mais plusieurs rapports et surtout appels d'offres dans le monde qui donnent une réalité concrète des vrais tarifs éoliens pratiqués et leur tendance et s'il n'étaient pas si compétitifs on se demande pourquoi plus de 100 pays dont le nombre s'accroit encore feraient tous la même erreur d'opter pour l'éolien et non pas des Epr. Ce n'est pas non plus un hasard si Siemens ou des opérateurs très importants du nucléaire aux Etats-Unis délaissent ce secteur qu'ils ne jugent plus compétitif ou si Areva a d'importantes difficultées. Avoir une surcapacité nucléaire n'a pas de sens et poserait aussi le problème du stockage et celui du réseau est d'autant plus important que le nucléaire est plus centralisé que l'éolien. Il n'y a pas non plus lieu d'opposer nucléaire et éolien mais de les utiliser de manière optimale et l'éolien a une part non négligeable à jouer. Le taux d'intégration dans le réseau français seul sans que celà pose problème est de 30% selon ERDF, ce qui laisse une marge et les modes de gestion qui évoluent permettent d'améliorer encore cette marge sans stockage qui n'en n'est plus lui aussi seulement et pour beaucoup de méthodes au stade de la recherche comme vous pouvez en juger en Allemagne entre autres et tous paramètres compris reste compétitif. Le réseau ENTSO-E a beau s'étendre il peut se gérer par zones donc il n'y a pas lieu de transporter un flux d'un extrême à l'autre avec les pertes, d'ailleurs pas si conséquentes d'après les données conrètes Erdf, qui en résultent. Je suis en accord avec vous sur les économies d'énergies et toute la panoplie de l'efficience énergétique dont on est très loin de tout avoir appliqué, nous sommes encore dans l'ère de la gabegie énergétique mais il n'y pas lieu d'être partisan en matière de technique puisque chacune évolue souvent encore et dépend des endroits où l'on se trouve, il faut donc rester ouvert et les utiliser de la façon la plus optimale en tenant compte de tous les paramètres de la façon la plus objective. Vous semblez avoir la vision à venir d'une énergie assez centralisée (nucléaire, thermosolaire, biocarburants...) alors que tout laisse penser que les particuliers vont pouvoir aussi pour beaucoup maîtriser leur production et la fourniture d'énergie (baisse des prix du solaire et multiples combinaisons, pv-th etc stockage thermochimique, pac etc) qui s'ajoutent à bien d'autres solutions pour décarbonner (stockage du carbone dans des matériaux de construction, isolants etc). Au plan mondial l'impact est substantiel quand tout le monde s'y met et il y a d'autres problèmes à intégrer comme l'indépendance énergétique etc. Détail enfin, les biocarburants ne décarbonnent pas, leur bilan est plutôt neutre dans le meilleur des cas.
a écrit le 19/04/2012 à 23:50 :
Comme toujours avec les EnR, les chiffres sont annoncés sans précision aucune sur les conditions d'exploitation, un peu comme si leur production était comparable à celle d'une centrale électrique traditionnelle, gaz ou nucléaire. Par exemple, les évolutions de prix prévues par ce cabinet (commandité par qui?) concernent-ils l'utilisation de ces panneaux solaires en Californie ou dans le nord de la France? Ce n'est pas du tout la même chose en terme d'ensoleillement.
Réponse de le 20/04/2012 à 23:45 :
Par expérience et pour infos ces études décrivent souvent les zones géographiques où le photovolatïque est ou devient rapidement rentable. Il existe même des comparatifs entre la Suède et le Sud de la France. L'exemple de la Californie actuelle montre parmi bien d'autres régions un engouement pour le solaire dès lors que son prix est inférieur à celui du réseau et malgré la crise les taux de croissance restent alors élevés alors même que la technologie évolue vite et que d'autres baisses de prix sont attendues. Par ailleurs de plus en plus de firmes investissent pour les particuliers qui louent leur toit et çà va très vite également (exemple en GB et récemment Australie, Brésil entre autres). Enfin la production solaire ne pose pas de problème aux réseaux actuels jusqu'à un seuil élevé. Ensuite d'autres techniques sont déjà en cours de préparation et évoluent là aussi rapidement. L'idée qu'il faut chaque fois coupler les renouvelables à une centrale thermique démontre une méconnaissance du sujet et de la réalité de la part de ceux qui évoquent ce point de multiples fois traité y compris à la télé par exemple sur Lcp encore récemment. On gère des écarts importants de demandes comme des écarts importants d'offres sur un réseau de plus en plus vaste ce qui donne une marge de manoeuvre élevée et ensuite d'autres systèmes sont prévus qui varient selon les pays et régions et du mix existant.

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