• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ClimatL'actualité

Biocarburants : Bruxelles mécontente tout le monde

Dominique Pialot

Publié le 18 octobre 2012 à 09:47

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La décision de la Commission européenne était attendue par les producteurs de biodiesel et bioéthanol comme par les ONG très critiques à l'égard des agro-carburants. L'annonce de Bruxelles d'abaisser leur taux d'incorporation dans les carburants de 10 à 5% d'ici à 2020 est vivement critiquée par les uns et les autres.

Depuis plusieurs années, les rapports consacrés au bilan environnemental et social des agro-carburants se succèdent, et la position officielle de Bruxelles sur le sujet semble s'infléchir petit-à-petit.

Alors que la Commission européenne avait fixé un objectif de 10% d'énergies renouvelables dans les transports européens à l'horizon 2020, qui se résumait pour l'essentiel à une incorporation de 10% d'agro-carburants dans l'essence et le diesel, elle a annoncé mercredi un plafond de 5% pour ce taux d'incorporation, confirmant une rumeur de plusieurs semaines.

Pression sur les cours des denrées alimentaires

Cette décision ne satisfait personne. Ni les ONG, qui accusent les agro-carburants de première génération (issus de denrées alimentaires, les seuls parvenus au stade industriel aujourd'hui) de deux griefs: alimenter la volatilité et les hausses des denrées agricoles et contribuer ainsi aux crises alimentaires dans les pays pauvres et présenter un mauvais bilan sur le plan des émissions de CO2 en raison du changement d'affectation des sols.

Ce phénomène se produit du fait du déplacement de la production agricole destinée à l'alimentation humaine ou animale (dans les pays consommateurs d'agro-carburants, notamment en Europe) vers des terres non agricoles (dans des pays en développement, comme l'Indonésie ou le Brésil), telles que les forêts, dont la transformation émet de grandes quantités de gaz à effet de serre, tout en supprimant des puits de carbone qui limitent les effets de ces émissions.

Critères de durabilité renforcés

C'est d'ailleurs pour cette raison que la Commission avait édicté des critères de durabilité empêchant la conversion directe de forêts, zones humides et terres riches en biodiversité en terres destinées à la production d'agro-carburants, et imposé un minimum de 35% (50% à prtir de 2017) d'amélioration de leur bilan carbone en comparaison des carburants fossiles correspondants. Elle propose désormais de porter ce taux d'amélioration à 60%.

Newsletter

Climat & environnement

Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Illustration de la newsletter Climat & environnement

Les détracteurs des agro-carburants estiment ces mesures nettement insuffisantes.
Le rapporteur des Nations-Unies sur le droit à l'alimentation Olivier de Schutter a réitéré ses accusations concernant la pression exercée sur les prix des matières premières agricoles et demande l'interruption totale de la production d'agro-carburants de première génération aux Etats-Unis et en Europe.
Des études récentes ont chiffré à 9 milliards de dollars le surcoût des importations alimentaires des pays pauvres directement lié à la production américaine d'éthanol (essentiellement produite à partir de maïs). Une autre a estimé que, pour atteindre son objectif de 10% de renouvelables dans les carburants, l'Union européenne aurait dû importer 41% de sa consommation de biodiesel et 50% de celle d'éthanol à l'horizon 2020.

La France conserve une fiscalité favorable

Oxfam France observe que le plafond annoncé est supérieur au niveau actuel de consommation en Europe.
Greenpeace, de son côté, note que «Bruxelles officialise le fait que le biodiesel produit en France émet plus de gaz à effet de serre que le diesel fossile» mais regrette que «sous la pression des lobbies industriels et d'Etats membres comme la France, elle n'impose pas la prise en compte de ce facteur disqualifiant».

L'ONG souligne par ailleurs que le patron de Sofiprotéol, leader européen du biodiesel, n'est autre que Xavier Beulin, le patron de la FNSEA. Ce serait d'ailleurs pour cette raison que les avantages fiscaux accordés aux biocarburants, condamnés à baisser comme l'a annoncé le Premier ministre lors de la conférence environnementale, seront a priori prolongés jusqu'à fin 2015 comme cela est actuellement discuté dans le projet de loi de finances.

Greenpeace rappelle le rapport de la Cour des Comptes qui chiffrait à 1,8 milliard d'euros le montant des exonérations fiscales accordées à la filière biodiesel de 2005 à 2006, pour un investissement total estimé à 500 millions d'euros.

La filière française brandit ses investissements et ses emplois

La France maintient d'ailleurs pour sa part l'objectif d'incorporation des agro-carburants à 7%. Mais cela est loin de satisfaire les industriels, qui demandaient à ce que ce taux soit au contraire augmenté à 10%, et crient à la destruction d'emplois industriels et agricoles. Sofiprotéol souligne ainsi que ses usines ont été dimensionnées pour l'objectif initial de 10%, et que le passage à 5% entraînerait une baisse de la production de 30%, correspondant à l'activité de trois sites industriels.
Pour sa part, la filière bioéthanol met en avant son investissement d'un milliard d'euros dans cinq nouvelles usines et ses 5.000 emplois.

Un frein au développement des prochaines générations d'agro-carburants

Les industriels critiquent en chœur la méthode adoptée pour calculer les effets des changements d'affectation indirecte des sols, prédisent que l'Europe n'atteindra pas ses objectifs du paquet climat-énergie dans ces conditions et réfutent la concurrence avec les denrées alimentaires sur le sol européen.

À lire également

  • Les biocarburants patinent en France
  • "Il faut interdire la spéculation sur les produits alimentaires et les biocarburants"
  • Biocarburants à base d'algues : un potentiel unique, mais des défis technologiques
  • Les producteurs de biocarburants demandent le maintien d'une fiscalité favorable

Surtout, ils alertent sur le fait que les prochaines générations d'agro-carburants, très attendues car issues des parties non comestibles des plantes et de micro-algues, mais encore au stade du laboratoire, ne pourront être développées aussi rapidement que prévu, puisque la recherche sur ces nouvelles générations devait être financées par les profits réalisés sur la première génération...

Dominique Pialot

Sur le même sujet

La ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

Énergie, bâtiment, agriculture, transports… La neutralité carbone en 2050 se prépare aujourd’hui

Le décret actant la nouvelle stratégie nationale de la France pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et ainsi lutter contre le changement climatique a été publié, ce samedi matin, au Journal officiel.

Climat
La présidente de la Commission européenne, le 13 juillet 2026, à Bruxelles.

Marché carbone : Bruxelles revoit son système d’échange de quotas en ménageant les industriels

La Commission européenne a dévoilé ce vendredi une réforme de son marché carbone afin de l’aligner sur son objectif climatique de 2040. Sans renoncer au principe du pollueur-payeur, Bruxelles aménage son système afin de répondre à certaines demandes des industriels. La Tribune vous en révèle les détails.

Premium
Climat
Le dispositif « France Crédits biodiversité » permet d’acheter des unités de compensation par anticipation pour financer la restauration écologique d’un site naturel.

Compensation écologique : les Crédits biodiversité cherchent encore leur marché

Les grands projets d’aménagement (immobiliers, éoliens, photovoltaïques, grandes infrastructures) créent de la dette écologique qui doit être compensée. Le dispositif des Crédits biodiversité leur donne la possibilité de le faire par anticipation. Deux opérateurs portent des projets de renaturation de sites : CDC Biodiversité et l’entreprise héraultaise Biotope.

Premium
Environnement
Le violent incendie qui a ravagé le centre des Pyrénées-Orientales début juillet 2026 laisse un paysage désolé.

Incendies : un enjeu crucial d’aménagement du territoire

Le feu de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales, vient relancer les innombrables débats sur les moyens engagés pour lutter contre les flammes. Mais les pompiers préviennent : il faut maintenant renforcer la lutte passive. Et cela passe par l’aménagement du territoire.

Premium
Climat
Un agriculteur français moissonne son blé dans son champ, à Ligne, près de Nantes, en France, le 30 juin 2026.

Blé, orge, maïs : la production céréalière française s’effondre, des aides publiques réclamées

La canicule de 2026 aggrave la crise céréalière en France. Après des années difficiles, les récoltes s’annoncent catastrophiques, menaçant les revenus des agriculteurs : blé (-4 %), orge (-6 %) et maïs (-30 %). Les agriculteurs, déjà fragilisés, font face à une situation inédite.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire
L'incendie de Trévillach, démarré le 4 juillet 2026 dans les Pyrénées-Orientales, a touché 180 exploitations agricoles, dont 165 hectares de vergers fruitiers (photo).

Incendie de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales : 180 exploitations agricoles touchées

Les cendres fument encore parfois, mais il faut avancer pour dresser le bilan de l’incendie qui, démarré le 4 juillet, a parcouru près de 5 000 hectares et en a détruit 4 000 autour d’Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées-Orientales. La chambre d’agriculture a présenté, le 15 juillet, un premier bilan provisoire des dégâts.

Premium
Climat
L'ancienne ministre de la Santé et présidente du think tank Évidences, Agnès Buzyn.

Agnès Buzyn : « Il faut arrêter de dénigrer nos agences sanitaires sous prétexte que leurs avis ne plaisent pas »

Alors que le projet de loi d'urgence agricole arrive devant la commission mixte paritaire, l'ancienne ministre de la Santé et présidente du think tank Évidences, Agnès Buzyn, livre à La Tribune son analyse de la place de la science dans la décision publique. Elle appelle à une transparence totale des arbitrages politiques et défend avec force la rigueur de nos agences sanitaires face aux instrumentalisations de tous bords.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire
Les aliments de base, comme les céréales et les légumineuses, représentent 13% du coût d'une alimentation saine.

Le coût d'une alimentation saine bondit de 25% en cinq ans

Le coût quotidien d'une alimentation saine s'élève désormais à 4,28 dollars par personne. Selon de nouvelles données de la FAO publiées mercredi, cette hausse de 25% en cinq ans prive 2,69 milliards de personnes d'une nutrition adéquate. Cela représente près d'un tiers de la population mondiale.

Agriculture et Agroalimentaire