François Legalland (CEA-Liten) : "Rendre l'hydrogène décarboné compétitif d'ici 10 ans"

Marie Lyan
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DR/F.Ardito

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Vous avez pris les commandes du CEA Liten, l'un des trois instituts de CEA Tech, dédié plus particulièrement à la recherche sur les nouvelles énergies, dont l'hydrogène fait partie. Pourriez-vous nous rappeler en quelques mots comment votre parcours vous a conduit sur cette thématique d'actualité pour succéder aujourd'hui à Florence Lambert, votre prédécesseur -qui a d'ailleurs rejoint les rangs d'une société de la filière hydrogène- ?
"J'ai d'abord mené un parcours professionnel dans l'industrie de la microélectronique, comme ingénieur de recherche et production, puis dans des postes de management de direction chez IBM et Soitec, ce qui m'a conduit jusqu'en Californie.
Je suis revenu il y a 6 ans au CEA, afin de conduire de programmes sur le photovoltaïque et notamment l'installation d'une ligne pilote nouvelle génération à Chambéry. J'ai ensuite rejoint Florence Lambert à la direction du Liten, en tant que directeur délégué aux opérations, puis il y a quelques mois, j'ai eu l'honneur de la remplacer à la tête de l'institut.
La technologie a donc toujours été très présente dans mon parcours, avec l'idée de concilier recherche, innovation, et enjeux d'industrialisation et de transfert technologique".
Fondé à l'origine comme le Commissariat à l'énergie atomique destiné à la recherche en particulier sur le nucléaire, le CEA-Liten se pose aujourd'hui comme l'un des principaux instituts de recherche français, avec plus de 1.000 chercheurs d'envergure internationale, dans le domaine des nouvelles énergies... Votre modèle a-t-il aujourd'hui complètement basculé vers les énergies renouvelables ?
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"Je ne pense pas forcément qu'une énergie devra prendre le pas sur une autre, mais il est vrai que le CEA est historiquement tourné vers le nucléaire. Néanmoins, nous avons la chance d'avoir le support de la direction pour nous développer vers d'autres énergies, comme le photovoltaïque depuis plus de 20 ans, mais également l'hydrogène, qui devient aujourd'hui plus visible, car nous avons progressé sur ces technologies et que les enjeux sont apparus.
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Marie Lyan