Dépôts de brevets : la (très) bonne performance d’AuRA malgré la crise
Marie Lyan
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Si la France et plus particulièrement la région AuRA ont tiré leur épingle du jeu durant cette année de crise dans le champs des brevets, « il existe encore un enjeu de rattrapage pour l'industrie européenne » face à ses concurrents asiatiques, note le...
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Chaque année, l’Office européen des brevets (OEB) dresse un état des lieux du nombre du nombre de brevets annuels déposés au sein de son baromètre de l’innovation. Si la pandémie a nécessairement affecté le secteur, bonne nouvelle : contre toute attente, la France demeurerait le second pays le plus innovant d’Europe (+ 3,1 %), tandis que la région AuRA occupe la 2e place sur la scène régionale, juste derrière l’Ile-de-France.
+ 10,2% : même en temps de crise, les entreprises et chercheurs de la région AuRA se sont montrés innovants. L'Office européen des brevets (OEB) en veut pour preuve la croissance du nombre de dépôts de brevets enregistrée au sein de la région Auvergne Rhône Alpes, qui passe ainsi à 1.463 demandes et lui permet de décrocher, en même temps, la seconde place derrière l'Ile-de-France sur la scène nationale. Loin devant la région PACA (458) et Occitanie (362).
Mais plus révélateur, c'est qu'AuRA a même mieux performé que la moyenne nationale en matière de dépôts de brevets : car avec une croissance du nombre de dépôts de +10% par rapport à l'année précédente, c'est près du triple de l'Hexagone, qui se situe à +3,1% (lui-même en seconde position au niveau européen, après l'Allemagne).
Avec une progression portée notamment par le Grand Lyon (284 demandes, soit une augmentation de + 27,9 %) et la métropole grenobloise (184 demandes, soit + 18,7 %), Auvergne Rhône-Alpes occupe le terrain.
Une tendance qui n'étonne pas vraiment Yann Ménière, chef économiste de l'Office européen des brevets, même si elle dénote par rapport à l'année précédente, où cette croissance n'avait été que de 0,7%.
« La région AuRA est un pôle de taille européenne, comparable aux autres grandes régions d'Europe. Et cette situation ne date pas d'hier, avec des forces qui se situent autour de Grenoble avec le CEA, mais également autour de Lyon avec un important pôle dédié à la santé et la chimie, ainsi que de puissantes universités ».
Le Covid comme moteur d'innovations concrètes
Selon lui, il est possible de faire un lien entre le boom enregistré par certains domaines boostés par la crise, comme celui de la pharmacie, et la situation favorable de la région Auvergne Rhône-Alpes.
« Le nombre de dépôts au sein du secteur pharmaceutique a cru de +10% au niveau européen, et de +22% dans ce domaine en France plus précisément ». Une réalité qui dédouanerait en grande partie la recherche française en santé des constats alarmistes.
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