Véhicules autonomes : ce que traduit l'arrivée d'une nouvelle gouvernance chez Navya
Marie Lyan
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Entre profils expérimentés et virage vers une phase plus « opérationnelle » de la stratégie du groupe, retour sur ce nouvel épisode qui doit permettre à Navya d’accélérer une nouvelle fois. Quitte à s’alléger.
DR/Navya
DECRYPTAGE. Exit l’actuel président du directoire du groupe, Etienne Hermite. Le spécialiste lyonnais des solutions destinées aux véhicules autonomes Navya a une nouvelle fois dépoussiéré sa gouvernance, déjà marquée par le départ soudain de son fondateur Christophe Sapet fin 2018. Que traduisent cette fois la "simplification" et le "renforcement" de son directoire, qui viennent d’être annoncés par le groupe lyonnais ?
Chez Navya, nouveau virage à l'horizon, et non des moindres. Alors que le groupe se trouve actuellement dans une « phase clé » où il vise désormais à passer de l'expérimentation à la commercialisation prochaine de ses solutions de conduite autonomes de niveau 4, la dernière réunion de son conseil de surveillance s'est traduite, ce vendredi 25 juin, par un nouveau changement de cap majeur.
Car le lyonnais,jusqu'ici engagé dans la commercialisation de 180 unités tests de sa navette Autonom Shuttle, dédiée au transport de passagers,à travers 23 pays (sans compter son modèle de tracteur Autonom Tract, destiné au transport de biens), veut désormais transformer l'essai, avant que ses concurrents ne le fassent.
Pour cela, le groupe, qui emploie désormais 280 collaborateurs en France (Paris et Lyon), mais aussi aux États-Unis et à Singapour, avait déjà annoncé il y a quelques semaines la conclusion de plusieurs partenariats stratégiques, destinés à accélérer et appuyer ses prochains développements.
A commencer par le renforcement de sa collaboration avec l'équipementier automobile Valeo, visant à l'accompagner dans le développement de ses systèmes de conduite autonomes de niveau 4, c'est-à-dire sans conducteurs et dans des conditions d'utilisations prédéfinies. Avec une cible de commercialisation envisagée sur le papier « d'ici les trois prochaines années ».
Sans compter qu'en avril dernier, Navya avait déjà conclu un autre accord avec le concepteur israélien d'une plateforme destinée aux véhicules électriques, REE Automotive, en vue de développer un nouveau système autonome intégrant la technologie REEcorner.
En permettant de prendre en compte des composants critiques du véhicule (direction, freinage, suspension, transmission et contrôle), celle-ci permettrait aux deux partenaires de développer « une solution de mobilité autonome de pointe conforme aux plus hauts standards, avec des avantages concurrentiels clés en matière de qualité, de coût et de performance ».
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