Dark kitchens: comment Toulouse s'adapte à ce nouveau concept du e-commerce

Pierrick Merlet
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Les dark kitchens se multiplient à Toulouse.
Rémi Benoit

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Les dark kitchens se multiplient à Toulouse.
Rémi Benoit
Comme beaucoup de nouvelles tendances de consommation, le concept est venu tout droit des États-Unis. Après avoir colonisé Paris, les « dark kitchens » essaiment un peu partout dans les grandes villes de France, ces derniers mois: Marseille, Lyon, Bordeaux, Lille, Toulouse et bientôt Montpellier.
Mais que faut-il entendre par « dark kitchen » ? La traduction française se résume à « cuisine fantôme », mais très concrètement, cette dénomination anglo-saxonne désigne un restaurant sans salle, un lieu pensé et optimisé uniquement pour la réalisation de plats cuisinés et leur livraison directement au particulier via les plateformes de livraison numériques classiques (Deliveroo, Uber Eats...) ou bien via l'application web ou mobile du restaurant virtuel lui-même.
À Toulouse, certaines enseignes situées en centre-ville n'hésitent cependant pas à ajouter à leur palette la vente à emporter (on parle de "drive piéton", un format qui mixe le vénérable "take away" au désormais classique "click & collect")
Après des débuts timides en France, la crise sanitaire a amplifié l'adoption de ce nouveau mode de consommation.
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Dans la Ville rose, l'enseigne Foudie a été la première marque à importer cette nouvelle méthode de consommation. Félix Fiorio, Thibaut Ghorifa et Clément Mulsant, ont ouvert ce restaurant 4.0 en décembre 2020. Un restaurant sans salle et n'accueillant donc aucun client, totalement pensé pour la livraison de repas, de l'aménagement des cuisines à l'élaboration des recettes. Et la mayonnaise semble prendre puisque l'enseigne frôle chaque jour les 300 commandes. Un rapide succès qui lui a permis de boucler un tour de table prestigieux quelques mois en arrière.
Pierrick Merlet