Derrière le Japon, la Russie représente plus d'un tiers de la production mondiale de titane. Un métal rare, précieux et donc coûteux que la guerre en Ukraine et les sanctions économiques contre les Russes n'ont pas encore touché, car la filière industrielle européenne et plus particulière aéronautique en est dépendante.
"Face à l'augmentation du prix du titane depuis plusieurs années, une meilleure gestion de cette matière première s'impose, surtout dans le contexte actuel. 10.000 tonnes du titane consommé en France est d'origine russe", commente Nadia Pellefigue, vice-présidente du conseil régional d'Occitanie en charge de l'Enseignement supérieur, la Recherche, l'Europe et les Relations Internationales.
La collectivité locale finance ainsi en partie le projet MAMA, lancé en 2018, par l'IRT Saint-Exupéry, Airbus et Aubert & Duval. Avec ce projet de recherche de 10,4 millions d'euros, financé à 50% par l'État via le PIA, un quart le conseil régional d'Occitanie et un autre quart les industriels engagés dans le projet, l'objectif est de diminuer d'un tiers le poids de certaines pièces aéronautiques et la quantité de titane associée.