Guerre en Ukraine : Airbus, Safran..., pourquoi l'aéronautique européenne ne peut pas lâcher le titane russe
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Le titane russe reste stratégique pour l'aéronautique européenne.
Airbus
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Le titane russe reste stratégique pour l'aéronautique européenne.
Airbus
Airbus, Safran et d'une manière générale toute l'aéronautique européenne est sous pression. Alors que la guerre s'enlise et que l'intensité des combats augmente, les industriels occidentaux se pressent désormais d'annoncer qu'ils coupent les ponts avec la Russie. En France, les derniers en date sont TotalEnergies avec sa décision d'arrêter tout achat de pétrole ou produits pétroliers russes "au plus tard à la fin de l'année 2022", et Renault avec la suspension en catastrophe de ses activités en Russie et son possible désengagement du constructeur russe Avtovaz. Moins exposée médiatiquement que le secteur des hydrocarbures ou de l'automobile, le secteur aéronautique n'en reste pas moins concerné, en particulier pour ses approvisionnements en titane russe.
Si le titane ne fait l'objet d'aucune sanction ou restriction jusqu'ici, les acteurs du secteur aéronautique pourraient être bien inspirés de s'affranchir des importations venues de Russie et de son géant VSMPO-Avisma. Si Boeing a franchi le pas il y a deux semaines déjà, l'affaire est bien plus complexe de ce côté-ci de l'Atlantique.
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Interrogés, Airbus comme Safran confirment pour l'instant leurs postures adoptées au début du conflit. Les deux plus gros consommateurs de titane métal en France (en comptant l'approvisionnement direct et pour leur chaîne de fournisseurs) poursuivent ainsi leurs importations de titane russe sans s'engager à y renoncer pour le moment. Airbus rappelle ainsi que ses approvisionnements en Russie "s'effectuent dans le respect de toutes les sanctions et des réglementations en vigueur en matière de contrôle des exportations". Mais contrairement à il y a deux semaines, il ajoute qu'il "accélère ses efforts pour trouver d'autres sources d'approvisionnement."
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Le discours est somme toute semblable chez Safran. Lors des résultats annuels fin février, son directeur général Olivier Andriès avait déclaré que les approvisionnements en Russie se poursuivaient pour le moment, mais qu'il allait accélérer les sources alternatives et que des stocks avaient été constitués. Son directeur financier Pascal Bantegnie avait estimé, pour sa part, qu'il était impossible de couper instantanément avec un fournisseur aussi important, mais que cela pouvait être envisageable sur plusieurs trimestres.
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