100.000 personnes, principalement des femmes, souffriraient d'hypoparathyroïdie en Europe, 80.000 aux Etats-Unis. Cette maladie endocrinienne, causée par une insuffisance de production de parathormone, conduit à une hypocalcémie avec des symptômes tels que la tétanie, des paresthésies, de la fatigue, des douleurs osseuses... Ces patients sont actuellement habituellement traités par une supplémentation en calcium et en vitamine D.
Sa toute récente levée de fonds de 130 millions d'euros, menée principalement auprès des fonds d'investissements Sofinnova Partners et Intermediate Capital Groupe, devrait permettre à sa startup de mettre sur le marché, à horizon 2026, un produit pharmaceutique imitant l'hormone naturelle de la parathormone.
Cette levée importante s'inscrit dans un contexte de raréfaction des investissements amorcée depuis le début de l'année dans l'univers de la Tech. Selon le comptage de nos confrères de Maddyness, les secteurs de la medtech et biotech françaises ont levé 1,09 milliard d'euros en 2022 (contre 1,1 milliard l'année précédente).
Vétéran de la biotech, Thierry Abribat avait créé Amolyt en 2019 après Alize Pharma I et Alize Pharma II, cédées ensuite à un laboratoire californien. Grâce à une première levée de fonds de 67 millions d'euros, il avait fait l'acquisition d'un produit en phase de développement préliminaire au sein de l'hôpital universitaire de Harvard, un peptide synthétique très proche de l'hormone naturelle de la parathormone. Avec un deuxième tour de table à 68 millions d'euros, en 2021, il avait fait entrer un fonds d'investissement américain à son capital et amené son peptide jusqu'à la phase 2 de son étude clinique.